APOLLINAIRE

Posté par sylvie le 30 août 2016

Ravie de vous retrouver après ces quelques semaines de pause …J’espère que vos vacances ont été bonnes – Bonne rentrée à tous ..

Je suis d’attaque quant à moi pour une petite biographie d’Apollinaire que j’aime beaucoup.

 

 

LE PONT MIRABEAU

Sous le pont Mirabeau coule la Seine,

Et nos amours

Faut -il qu’il m’en souvienne

La joie venait toujours après la peine,

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous le pont de nos brasse passe

Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante

L’amour s’en va

Comme la vie est lente

Et comme l’espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours passent les semaines

Ni temps passé

Ni les  amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure.

GUILLAUME APOLLINAIRE

Mirabeau 2

APOLLINAIRE

Sous le pont Mirabeau……Pourquoi la musique des mots d’Apollinaire demeure t-elle si longtemps après ses vers ? C’est un mystère ! et les mystères aiment le demeurer.

Guillaume Apollinaire - né d’une mère polono-italienne et d’un père officier italien qui ne le reconnaît pas- journaliste, directeur de revue, critique d’art, auteur de romans lestes.

A la suite d’un vol commis au Louvre, il est emprisonné à la Santé. Quelques jours plus tard il est reconnu innocent. Ebranlé par cette affaire il trouve refuge dans sa propre poésie, celle qu’il écrit depuis 1898, il en fait un recueil qui est publié sous le titre  » Alcools ». Lors de la correction des épreuves hésitant sur la ponctuation, il décide de la supprimer completement. L’absence de cloisons dans les phrases provoque à chaque instant un délicieux tangage du sens, une sorte de pure poèsie, un nouveau langage au delà des mots.

1914 Apollinaire s’engage. Il est atteint en 1916 par un éclat d’obus et doit être trépané. Revenu à paris, il y meurt le neuf novembre 1918 à 38 ans de la grippe espagnole.

LES FEMMES : il veut à Stavelot où il séjourne pendant l’été 1899 Mareye Marie Dubois. Il veut à son retour à Paris Linda la Zezayante. Il veut en 1902 la gouvernante anglaise des filles de la vicomtesse Millau, en Allemagne où il est devenu précepteur :Annie Playden. Mais Annie s’effraie de l’amour furieux que lui porte Guillaume, elle préfère prendre ses distances.C’est pour elle qu’il écrit en 1903 l’un des plus beaux poèmes d’amour de la langue française, le plus court  » l’Adieu » ..(  » J’ai cueilli ce brin de  bruyère/L’automne est mort souviens t-en/ nous ne nous verons plus sur terre/odeur du temps brin de bruyère et souviens toi que je t’attends »)… il veut en 1907 Marie Laurencin rencontrée grâce à l’ami Picasso. Mais Guillaume aime trop Marie. Il la veut pour lui, et que personne ne l’approche,ne la regarde. Jaloux, Guillaume!! elle le quitte en 1912, ainsi est né  » LE PONT MIRABEAU ».

En 1913 : conférence sur le cubisme, vacances du coeur. 1914 : voici Louise de Coligny-Chatillon. Amour,passion. Pour elle, il écrit le fameux poeme acrostiche  » Lou » Mais Lou a peur du loup Guillaume, de son amour volcanique; imprévisible, possessif. Elle le quitte.  C’est la guerre. Guillaume s’est engagé. Dans les tranchées, il ne cesse d’écrire des poèmes, des nouvelles rassemblées dans le recueil  » le Poète assassiné »publié en 1916; l’année précédente il a rencontré dans le train Madeleine Pages, qu’il demande en mariage tout en continuant de penser à Lou.

 

Après sa trépanation, il rompt avec Madeleine. Le 15 avril 1918 il publie ses Calligrammes – poèmes dont la disposition des mots épouse l’image évoquée. Le 2 Mai  il épouse Jacqueline Kolb. Le 11 novembre c’est l’armistice! tout Paris chante et danse, pendant que, discrètement, on porte en terre Apollinaire.

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BLOG EN PAUSE

Posté par sylvie le 10 juillet 2016

Bonnes vacances, amis juilletistes !!!

A mon tour de prendre quelques jours de vacances …. Mon blog sera donc en pause  pour deux ou trois semaines..

Une citation pour finir :

PENSEES DU SOIR111

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L’ETE

Posté par sylvie le 21 juin 2016

DIX BONNES RAISONS D’AIMER L’ETE

Savourer une bonne glace,

S’asseoir sur un banc à la fraîcheur du soir,

Dormir à la belle étoile,

S’allonger sur le sable et lézarder au soleil

Marcher les pieds dans l’eau

S’offrir une nuit blanche

La rosée du petit matin

S’attarder à une terrasse de café

Danser jusqu’à l’aube

Un déjeuner sur l’herbe

VIVE L’ETE

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LES COULEURS DE LA VIE

Posté par sylvie le 20 mai 2016

 

Dans les couleurs de la vie,
Il y a du blanc, du noir, du gris,
Comme le peintre devant sa toile,
Peignant le jour qui se dévoile.

peintre

Il y aussi le rouge de la passion,
Qui va de pair avec les pulsions,
C’est la seule qui met du piment,
Dans nos pauvres petits sentiments.

rose rouge

 

Il y a du orange tel un ciel étrange,
Le soleil accueillant un ange,
Une nouvelle naissance,
Graine d’éternité ou de croyance.

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Il y a le jaune des amours trompés,
On est toujours le premier étonné,
Elle n’a pas bonne réputation,
Le contraire de la purification.

 

rose JAUNE

Il y a parfois du vert à outrance,
On dit que c’est celle de l’espérance,
Comme une bouffée d’oxygène,
Devant le temps qui s’égrène.

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Il y a le bleu des tendres aveux,
Qu’on peut lire les yeux dans les yeux,
Qu’ils soient malicieux ou rieurs,
C’est toujours signe de bonheur.

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Il y a l’indigo, drôle de couleur,
Est-ce celle des prédateurs,
Des hommes voleurs d’amour,
Qui gardent et ne donnent rien en retour ?

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Il y a le violet qui impose le respect,
Modèle de sagesse sous tous les aspects,
Beau comme une améthyste,
Qui à travers le temps résiste.

rose violette

Il y a la couleur de l’âme,
C’est la seule qui se damne,
Pour prendre sa vraie couleur,
Souvent celle de la douleur.

 

Il y a une couleur indéfinissable,
Qui vient mettre son grain de sable,
On peut la voir la nuit et le jour,
C’est la couleur de l’amour…

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LA MER

Posté par sylvie le 5 mai 2016

Le temple est en ruine au haut du promontoire.
Et la Mort a mêlé, dans ce fauve terrain,
Les Déesses de marbre et les Héros d’airain
Dont l’herbe solitaire ensevelit la gloire.

Seul, parfois, un bouvier menant ses buffles boire,
De sa conque où soupire un antique refrain
Emplissant le ciel calme et l’horizon marin,
Sur l’azur infini dresse sa forme noire.

La Terre maternelle et douce aux anciens Dieux
Fait à chaque printemps, vainement éloquente,
Au chapiteau brisé verdir une autre acanthe ;

Mais l’Homme indifférent au rêve des aïeux
Ecoute sans frémir, du fond des nuits sereines,
La Mer qui se lamente en pleurant les sirènes.

 

JOSE MARIA DE HEREDIA

 

 

 

 

 

 

POLYNESIE

 

 

 

Sa mère est française. Son père ,espagnol est l’un des plus riches planteurs de café de l’île de Cuba. L’ancêtre de la famille a été le compagnon de Cortez lorsqu’il a découvert le Nouveau Monde.. Jose Maria de Heredia, malgré cette prestigieuse lignée est éduqué en France. Il décide de s’(y installer, la fortune familiale lui permettant d’étudier beaucoup en travaillant peu, le contraire d’un poète maudit.

 

Leconte de Lisle le prend sous sa protection : il apprécie , dans les réunions des parnassiens, la verve méridionale de ce convive qui n’écrit guère.. Herédia mettra plus de trente ans   à parfaire son chef d’oeuvre et unique recueil : ” Les trophées” .. Le succès est immédiat et durable. Les cent dix huit sonnets de cette ” légende des siècles” le mènent à l’Académie Française… L’époque apprécie la perfection de ses vers , sa précision d’orfèvre. L’art de Heredia, magnifique illustration de la poétique du Parnasse, est d’un verbe éclatant et tout d’éloquence.

Cet homme, qui meurt ruiné en 1905 dans un chateau normand, a apporté une inoubliable note d’exotisme, dans une fin de siècle mercantile, et ses vers sonnent encore haut et clair comme les coups d’épée d’un conquistador.

 

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MA CITATION DU SOIR

Posté par sylvie le 12 avril 2016

sagesse

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HUMOUR

Posté par sylvie le 2 février 2016

Un homme retrouve un de ses amis assis dans un fauteuil roulant pour handicapé.
- Qu’est-ce qui t’es arrivé ?
- Un accident de voiture. Les médecins ont dit que je resterai paralysé à vie.
- Mon pauvre ! C’est épouvantable !
L’autre lui fait signe de se pencher et lui glisse à l’oreille : – C’est un secret, ne le répète à personne, mais je n’ai rien. J’ai tout simulé pour toucher les cent briques de l’assurance, et ça a marché !
- Et tu vas jouer au paralytique toute ta vie pour cent briques ?
- Bien sûr que non! La semaine prochaine, je pars pour un pèlerinage à Lourdes…

 

Aux Urgences :
Un homme est transporté aux urgences à l’hôpital avec les deux oreilles sérieusement brûlées.
- Comment est-ce arrivé ? Lui demande le médecin de service.
- Figurez-vous que j’étais en train de repasser une chemise, et voilà que le téléphone a sonné.
Alors machinalement, j’ai porté le fer à mon oreille et j’ai fait : « Allô ! »
- D’accord pour l’oreille droite, je comprends, mais l’autre ?
- L’autre, c’est quand j’ai voulu appeler l’ambulance.

 

Dans un café parisien,
Un homme est en train de s’enivrer en buvant cognac sur cognac.
Une dame qui se trouve à la table voisine lui dit :
- Monsieur, vous devriez arrêter. Songez que chaque année, l’alcool tue plus de trente mille Français…
Et l’autre répond : – Je m’en fous, je suis belge !

 

Deux grand-mères Alsaciennes discutent :
- Ma petite fille se marie la semaine prochaine !
- Ah, vraiment ? Félicitations ! Et le mari vient d’où ?
- De Faïsbouck, mais ne me demande pas où c’ est !

 

Intéressée
Deux copines discutent : – Et toi, c’est qui ton auteur préféré ?
- Mon amant.
- Ah bon ? Et qu’est ce qu’il écrit ?
- Des chèques.

 

La vérité sort de la bouche des enfants
Dans une classe de CM2, l’instituteur donne un cours sur la faune africaine.
Il dit : – Le lion est le roi des animaux. Il ne craint qu’un seul animal. Lequel ?
Un petit garçon lève le doigt et répond : – La lionne.

 

Délirante…
Un médecin examine une vieille dame qui est en pleine agonie.
Il demande à son mari : – ça fait longtemps qu’elle râle comme ça ?
- Depuis qu’on est mariés.

solitude

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LA FLEUR

Posté par sylvie le 28 janvier 2016

L’HYMNE DE LA FLEUR

 

 Je suis un mot que profère puis reprend la nature et qu’elle cache en son coeur puis redit. Je suis une étoile tombée de la toile azurée sur le tapis vert. Je suis la fille des éléments, conçue par l’hiver, enfantée par le printemps, élevée par l’été et endormie par l’automne.

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Je suis le cadeau des amoureux, la couronne des noces et le dernier présent d’un vivant à un mort.

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Le matin, je participe avec la brise à annoncer la venue de la lumière. Le soir, je m’associe avec les oiseaux pour lui faire mes adieux. Je me balance dans les plaines pour les orner et soupire dans l’air pour le parfumer. Quand j’enlace le sommeil, la nuit me regarde de ses mille yeux et, quand je me réveille, je regarde avec l’unique oeil du jour.

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Je bois la rosée du matin comme du vin, j’écoute les chants des merles et je danse au rythme des ovations de l’herbe. Je regarde toujours le haut pour voir la lumière, pour ne pas voir mon ombre. C’est une sagesse que l’homme n’a pas encore apprise.

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KHALIL GIBRAN

 

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GIONO

Posté par sylvie le 23 janvier 2016

Peut-être le seul écrivain qui ait pu vivre son destin national en dehors de Paris. Et encore …. Certains ne connaissent de lui que cette Provence qui n’existe que dans ses livres et concluent que, finalement, c’est l’auteur d’une région… L’adjectif régionaliste est si proche, et si pratique, lorsqu’on est resté aux apparences. Giono, né en 1895, la même année que Pagnol, Vaché, Cohen … C’est pourtant l’amour de la terre.Planétaire.

Toc Toc … 1911 . Vous habitez Manosque, en Provence. Il fait beau, le ciel est bleu, le soleil brille, les cigales chantent, ou plutôt font   » cri cri cri » … Il est trois heures de l’après midi. Vus venez de vous installer dans une chaise longue au tissu blanc et brique.   On frappe à la porte… Vous vous levez, en maugréant. Vous ouvrez la porte et vous découvrez un petit me bien en joues, au regard noir, sûrement le descendant d’un Piemontais émigré, il vous apporte un papier de votre banque, la banque de Manosque……. Vous signez le papier que vous tend le jeune coursier qui vient de faire toc toc… Vous lisez son nom  » Jean Giono »… Oui!  vous avez devant vous le jeune Jean Giono!  Il vient d’arrêter ses études, qu’il ne reprendra pas, car son père, cordonnier, est gravement malade.. Lui donnerez vous une petite pièce ?  Oui ? Jean Giono la prend, il est tout content , et repart vers son destin… Il ne sait pas encore qu’il est un grand écrivain!

La guerre arrive. Giono est mobilisé. Il se bat à Verdun, y perd ses meilleurs amis, est commotionné par un obus, gazé.  La haine de toute guerre, quelle qu’elle soit, s’installe en lui. En 1920, il épouse celle qu’il aime depuis 1914 , Elise Maurin , une jeune enseignante qui lui donne deux filles. Jean Giono publie son premier roman  » Colline » en 1929. C’est une histoire très simple : dans un village de Provence, le vieux Janet perd un peu la raison et semble attirer sur le village une série de malheurs.DD Jaune, qui fait face à la situation avec calme,décide de tuer Janet avec l’aide des villageois,mais Janet, heureusement, meurt avant… Si l’éditeur parisien publie ce texte, ce n’est évidemment pas pour l’histoire racontée, c’est pour le style qui s’y déploie. Une écriture pure et quasiment désaltérante, une source de fraîcheur, de naïveté parfois,une générosité dans les mots qui prennent chair, qui semblent sortir de la terre.

GIONO EN PENSEES :

- Le poète doit être un professeur d’espérance …

- Quand les mystères sont très malins, ils se cachent dans la lumière.

-L’homme, on a dit qu’il était fait de cellules et de sang,. Mais en réalité, il est comme le feuillage, il faut que le vent passe pour que ça chante.

-Les jours sont les fruits, et notre rôle est de les manger.

-La richesse de l’homme est dans son coeur. C’est dans son coeur qu’il est le roi du monde. Vivre n’exige pas la possession de tant de choses.

LE ROYAUME DES UTOPIES.

Désormais, sans quitter Manosque, Giono ne va plus cesser d’écrire des romans. Il commence par la Trilogie de Pan : Colline- Un de Baumugnes, Regain. Il publie aussi des nouvelles, des essais et des pièces de théâtre. La guerre de nouveau éclate. Giono le pacifiste ne peut rien faire contre le rouleau compresseur de l’envahisseur. Son attitude apparemment attentiste, abrite des maquisards, et lui vaut des ennuis à la Libération. L’ancien de Verdun en devient aigri : ses personnages perdent leur bonté naïve, certains se laissent aller à la haine, à la médiocrité, les belles rédemptions au souffle lyrique ont regagné le royaume des utopies.

Giono meurt dans la nuit du 8 au 9 octobre 1970 d’une crise cardique…

GIONO EN OEUVRES !

1928       COLLINE  – la source tarie, le village va-t-il mourir ?

1929     UN DE BAUMUGNES – Amédée vient en aide à l’amour du gars de Baumugnes pour  Angele qui a fauté ….

1930      REGAIN :        Le village d’Aubignane va–t-il disparaître ?

1931      LE GRAND TROUPEAU :  livre d’un pacifiste qui a connu l’horreur de Verdun.

1932      JEAN LE BLEU – A Manosque, à mi-chemin de l’autobiographie et du roman.

1935      QUE MA JOIE DEMEURE :  du rêve de bonheur à la désillusion, avec un mystérieux Boby et Jourdan le paysan.

1947       UN ROI SANS DIVERTISSEMENT:  Développement de la pensée de Pascal.

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SARTRE

Posté par sylvie le 26 décembre 2015

Des romans, des essais, des pièces de théâtre, des milliers d’articles, un engagement politique de tous les instants, une lumineuse philosophie, dans l’héritage d’un Pic de la Mirandole, une intelligence inépuisable doublée d’un petit sourire à la vie, la bonne humeur d’un bon vivant ..Sartre  tel qu’en lui-même …. Jean Paul  appelé Poulou!!

Vous ne connaissez pas Poulou ? vous brûlez d’en savoir davantage sur ce petit prodige qui vous séduit par sa gaieté, son intelligence et son énergie si prometteuse ? Eh bien il vous attend! chez son grand père et sa grand-mère Scheitzwer, en compagnie de sa mère Anne Marie. Et de son père ? non Poulou, né en 1905 n’a pas connu son père, mort des suites d’une maladie contractée en Cochinchine. Maman Anne Marie a décidé alors de vivre chez ses parents, avec Poulou…

Attention ! vous êtes arrivé chez Poulou, chez les Schweitzer.. Vous poussez la porte doucement ,ce n’est pas Poulou qui vous accueille, c’est un homme adulte, pas très grand, des lunettes toutes rondes, la pipe à la bouche, le regard vif, plein de cette intelligence malicieuse qui désamorce toute fatuité, toute vanité. Sa voix s’élève, claire et vive  en vous  comme la confidence faite à un intime .. D’ailleurs vous faites partie de ses intimes, de ses centaines de milliers d’intimes : ses lecteurs.. La visite des lieux de sa mémoire est commencée : vous l’entendez dire » j’étais un enfants, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets. Diable! il n’y va pas de main morte  Poulou!  eh oui, vous avez reconnu Jean Paul Sartre non seulement par la pipe et les petites lunettes, mais par cette phrase enlevée, élégante et dense qui vaut plus que mille pages d’une laborieuse étude de moeurs.

Sartre quitte l’enseignement.ll se   consacre  à l’écriture et fonde avec Simone  de Beauvoir  sa compagne ,et Maurice Pont a revue des » Temps Modernes » politiquement très engagée. Ses pièces de théâtre ( Huit clos- Morts sans sépulture – Les mains sales – mais aussi ses romans  » Les Chemins de la liberté  » ainsi que ses essais lui valent une immense réputation. Si Sartre a pris ses distances avec le PC ,il continue à s’engager pour de nombreuses causes.

Dès 1956 Sartre  prend parti contre l’idée d’une Algérie française et soutient le désir d’indépendance du peuple algérien. Sartre s’élève contre la torture, revendique la liberté pour les peuples de décider de leur sort, analyse la violence comme une gangrène……..Son appartement sera platiqué deux fois à cause de ses prises de position.

En mai 1968 il s’offre une deuxième jeunesse . il  revient sur le devant de la scène en présidant un tribunal fictif autoproclamé,qui est une assemblée internationale d’intellectuels,de militants et de temoins chargés de juger les crimes de guerre des Americains au Vietnam..

Homme de gauche, il soutiendra le mouvement mao face à la répression.Jusqu’à sa mort en 1980 Jean Paul Sartre ne cesse de s’engager aux côtés de ceux qui luttent pour leurs droits, pour la liberté. Il contribue à la fondation de l’hebdomadaire  » Le Nouvel Observateur » en novembre 1964, au lancement de Libération en 1973. Directeur de La Cause du Peuple, en 1970  , journal interdit, il va jusqu’à le distribuer lui même dans la rue! jusqu’à son dernier souffle, Sartre l’humaniste, est fidèle à son éthique.

Des dizaines de milliers de personnes suivent le convoi funèbre qui le conduit le 19 avril 1980    au  cimetière du Montparnasse..

Intransigeant et fidèle à lui même il refuse le Prix Nobel en 1964 car dit-il, aucun homme ne mérité d’être consacré de son vivant. Il a toujours rejeté les honneurs ( à l’exception du titre de Docteur Honoris Causa de l’Université de Jerusalem en 1976.

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