CORNEILLE

Posté par sylvie le 30 mars 2008

O RAGE, O DESESPOIR

O rage! o désespoir, o v ieillesse ennemie!

N’ai je donc tant vécu que pour cette infamie

Et ne suis je blanchi dans les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers?

Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,

Tant de fois affermi le trône de son roi

Trahit donc ma querelle et ne fait rien pour moi ?

O  cruel souvenir de ma gloire passée,

Oeuvre de tant de jours en un jour effacée!!

Nouvelle dignité fatale à mon bonheur

Précipice élevé d’où tombe mon honneur

Faut-il de votre éclat voir triompher le comte

Et  mourir sans vengeance ou vivre dans la honte

Comte, sois de mon prince à présent gouverneur,

Ce haut rang n’admet point un homme sans honneur,

et ton jaloux orgueil,par cet affront insigne,

Malgré le choix du Roi, m’en a su rendre indigne,

Et toi,  de mes exploits glorieu x  inutile instrument

Mais d’un corps tout de glace inutile ornement

Fier, jadis, tant à craindre et qui dans cette offense,

M’a servi de parade et non pas de défense,

Va, quitte désormais  le dernier des humains

Passe, pour me venger, en de meilleures mains.

PIERRE CORNEILLE

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Posté par sylvie le 29 mars 2008

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 Quelques photos pour le plaisir des yeux

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LE LANGAGE

Posté par sylvie le 29 mars 2008

LANGAGE -LANGUE -PAROLE

Si l’on s’accorde au lange une extension maximale, est langage tout systeme de signes, alors il existe une multiplicité indéfinie de langages humains et non humains, naturels et artificiels. Les animaux disposent d’un système de signes pour communiquer, n’importe quel code artificiel est un langage. Mais si l’on définit le langage comme le moyen d’expression et de communication de pensées, alors il est clair que seul l’être humain dispose d’un langage. On peut sans inconvénient donner au concept de langage son maximum d’extension tout en prenant soin de le distinguer de la langue (modalité parlée donc exclusivement humaine, du langage, et de la parole . Si les animaux et les machines ont des langages, seul l’lêtre humain a une langue, et lui seul peut parler.

PENSER ( LANGAGE ET CONSCIENCE 

la pensée classique extraira le langage du monde du mythe en en faisant un moyen d’expression, de la pensée. Et pusqu’un moyen est toujours moins important que la fin qu’il sert, la question du langage se retrouvera à une place secondaire. C’est ce qu’expriment les vers célèbres de Boileau : ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément » .

Si la pensée est la représentation du réel, (je pense ce qui existe) le langage sera représentation de la pensée (je dis ce que je pense), le langage sera par consequent une représentation de représentation. Il y’a dans dans l’expression un mouvement, un surgissement hors de soi de quelque chose qui, autrement risterait de rester enfoui, donc inaperçu. Qu’est ce qu’une pensée qui ne s’exprimerait jamais ? Est ce encore une pensée ? N’est ce pas plutot une idée vague, une impression justement? C’est pourquoi il n’est pas de sciences possibles ni de systemes philosophiques sans écriture. L’écriture est un lange matérialisé,un langage devenu objet,proprement qui donne à la pensée invisible une forme visible, qui lance dans le monde de la communication, donc dans celui des hommes, ce qui, autrement n’aurait d’existence que potentielle.  Le langage est plus specifiquement l’écriture, actualise la pensée.

SAIT ON TOUJOURS CE QU’ON DIT ,

Dire n’est pas seulement seulement parler, tout le monde ssait qu’on peut parler beaucoup et ne pas dire grand chose – dire, renvoie à un contenu de pensée  – en ce sens dire serait par définition conscient ,  » ne pas savoir » implique au contraire une absence de conscience, d’où le problème posé.

Le dire semble conscient : d’une part c’est par le dire que la pensée trouve son expression et son débouché, d’autre part il y’a toujours une pensée préalable à l’expression.

LE DECALAGE DU SAVOIR ET DU DIRE

on ne dit pas ce qu’on sait, on ne sait pas ce qu’on dit. Il y’a entre le savoir et le dire un jeu, à entendre au sens ludique .(jeu avec les mots, jeu social ) et au sens phsique comme lorsqu’on dit que le bois joue en cas d’écart entre deux pièces.

Le lapsus est l’exemplele plus évident de cet écart : un mot s’ est échappé exactemement comme un prisonnier (sa prison s’appelait « refoulementl) on dit souvent moins que ce qu’on pense mais beaucoup plus que ce qu’on croit.

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PETITE PHILOSOPHIE DU MATIN

Posté par sylvie le 29 mars 2008

Comment ne plus e mettre dans tous ses états pour un oui ou pour un non ?

Comment créer un univers serein autrour de soi et éviter de répeter les mêmes erreurs?

Comment atteindre à coup sur ses objectifs.

Difficile trouver les chemins du bonheur et de sérénité tant nous subissons chaque jour les agressions du stress, du bruit, de la vitesse, de la foule.

Voici des petites pnsées, rélexions, des petites phrases à méditer et des stratégies a adopter au quotidien pour trouver en nous des ressources et des aptitudes à une vie plus calme, plus heureuse et surtout moins dépendandante des circonstances extérieures.

DIRECTION

La vision que nous avons de notre propre vie est déterminante pour sa réussite. Nos actes doivent être en conformité avec l’idée que nous nous faisons de nous memes. Il faut anticiper, penser, agir pour devenir ce que nous ne sommes pas encore, et recommencer, jour après jour, avec constance et détermination. Choisir une direction que l’on pense bonne pour soi et s’y tenir.

RECOLTES

Pour recevoir,il faut donner,

Pour être aimé, il faut aimer

Pour être accueilli, il faut accueillir,

Pour être écouté, il faut avoir su écouter,

Pour être entouré il faut être ouvert et généreux,

Pour être compris, il faut soi meme être tolérant.

pour vivre dans une atmosphère sereine,il faut soi meme etre calme et détendu.

Ainsi va la vie.  Chacun récolte ce qu’il sème…

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CHATEAUBRIAND

Posté par sylvie le 27 mars 2008

CHATEAUBRIAND

De Saint Malo à l’Amerique, de l’Amerique à Saint Malo, de Paris à Jerusalem, de Bonaparte aux Bourbons, à cheval sur les deux siecles, Chateaubriand est partout. Il cherche sa place dans l’histoire, elle est surtout dans ses mémoires.

Pas très gaies les premières années de François René de Chateaubriand: la sombre image du père, les désespérances de l’adolescence, le constant malaise du jeune adulte, la Révolution dangereuse pour tout porteur de particule…Tout cela constitue le noir terreau de son crédo romantique.

François voit le jour à St Malo, en 1768,par une nuit de tempète. Son père est armateur! quel commerce pratique t-il ? De toutes sortes, notamment celui des esclaves. Il amasse suffisamment d’argent pour s’acheter le domaine des Combourg et son chateau, il satisfait son idée fixe : redorer le blason des Chateaubriand, une lignée dont le prestige se perd dans les temps anciens.

François va à l’ecole élementaire, puis au college de Dol; il prépare en 1782 l’examen probatoire de garde marine qu’il doit passer à Brest l’année suivante, mais à Brest il se rend compte qu’il n’a aucun gout pour la carriere d’officier de marine, il revient à Combourg ou il annonce son intention de devenir pretre. En réalité, il ne sait pas ce qu’il veut faire dans la vie et cherche simplement à gagner du temps.  Son père l’envoie au college ecclésiastique de Dinan.  La, il se découvre aussi peu doué que pour la marine. Que faire ? Retour sur Combourg pour deux années d’oisivete sombre ou les états d’ame s’exacerbent.  Aux langueurs sans vraie cause, succèdent des exaltations sans but. Lucile la soeur préférée de François s’associe à cette plongée consentie dans les abysses de l’âme en détresse indiquant à tous les romantiques qui s’ignorent la voie la plus sure pour de fertiles déséspérances, voie dangereuse qui trouve son terme en 1804 pour Lucile qui dans une crise nerveuse, cherche la mort et la trouve.

Une longue maturation va donner en 1802  l’oeuvre qui permet à Chateaubriand de se faire connaitre enfin du Premier consul mais aussi du grand public:  » le génie du christianisme ». Il donne une forme à la fois littéraire et concrete à l’enthousiasme qui accompagne le retour de la religion chassée par les révolutionnaires.

En Juillet 1791 François René fait ses premiers pas en Amerique. . Rien ne va comme il l’avait espéré, point de poste consulaire, point de juteux placements, et bientot plus un sou, et puis des dettes… Bien sur  il prend le temps de s’enfoncer dans des paysages qui l’impressionnent, de rencontrer les derniers Indiens de Natchez, rescapés d’un massacre de represailles organisé par les Français en 1722. Il racontera tout cela dans ses romans  » Atala et René » et entirera des considérations ethiques, philosophiques, religieuses dans  » Le genie du Christianisme » et de fort belles pages dans les  » Memoires d’Outre bombe ».

Au cours d’une réception chez Lucien Bonaparte, François René rencontre Napoléon. Celui ci s’entretient avec l’écrivain du Genie, juge l’homme et lui donne sa récompense : un poste de secretaire à la legation de Rome. Il espérait pourtant devenir ministre, il est ulcéré. Si bien qu’à Rome il commet les pires bévues.

Le dernier acte, le plus important dans la vie de Chateaubriand va bientot commencer, celui ou il donne la parole  dans ses « memoires d’outre tombe » au personnage qu’il préfère : lui meme.

En 1818 ses dépenses sont désastreuses ,  completement ruiné,il est presque acculé à la misere. Mais son amie Madame Recamier va le secourir .

Perclus de rhumatismes, souffrant cruellement de la goutte, quasiment impotent, souffrant de partout, il demeure lucide et toujours vif d’esprit.

Il décéde en 1848,il est enterré à Saint Malo, « face à la mer » comme il l’a toujours souhaité

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COMPLAINTE DU LOUP

Posté par sylvie le 24 mars 2008

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DESCARTES

Posté par sylvie le 23 mars 2008

René Descartes est un philosophe mousquetaire qui a passé une bonne partie de sa vie à sillonner l’Europe centrale à cheval. Il est contemporain de ces temps baroque du règne de Louis XVIII qui nous apparaît  léger en comparaison de celui qui va suivre. Dansnotre mémoire tous les commencements ont cette vertu de légèreté.

Y’a t-il un système cartésien ? Premier constat : de toutes les grandes philosophies, celle de Descartes parait la moins complète: on n’ y trouve ni esthétique, ni politique, ni pensée juridique, sans même parler de philosophie de l’histoire laquelle ne tiendrait son essor qu’au siècle suivant.

L’Histoire a retenu de Descartes ses découvertes fondamentales en mathématiques ( la géometrie analytique, les coordonnées dites cartésiennes) et en physique ( les lois de réfraction en optique entre autre) On sait qu’il fit des observations et expériences approfondies en physiologie. Il pratiquait la dissection d’habile manière. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il s’intéressa aussi aux avalanches, décrivit la structure des flocons de neige, songea à faire construire une lunette assez puissante pour voir s’il y’a des animaux dans la Lune et voulut comprendre pourquoi, pres de Rome, on crut voir, certain jour, plusieurs soleils.

LA RAISON CARTESIENNE

La raison se définit comme bons sens   » quand je pense ,je suis » : je suis moi meme et non un objet ou un animal, entre mains ou sous le pouvoir d’un autre. La raison suppose donc en meme temps qu’elle les déternime, conscience de soi et conscience du monde… Pensées ordonnées, , methodiques des éméments de ce monde, création d’idées nouvelles à partir des idées ultéreures.

UNE PHILOSOPHIE DE CERTITUDE

La pensée de Descartes est une philosophie de la certitude, c’est à dire une philosophie de la vérité prouvée. D’ailleurs à partir de Descartes, l’expression de vérité prouvée commence à devenir un pléonasme… N’est vrai que ce qui peut être démontré. Or seule la raison peut démontrer quelque chose.

LE DISCOURS DE LA MÉTHODE

Le discours de la méthode est paru en meme temps que trois traités scientifiques dont il constitue la préface; son titre complet est  » Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. La première partie du texte de Descartes s’ouvre par la fameuse phrase … Je pense …Donc je suis.. Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée, il y’a le fait que tous les hommes, sauf les fous , sont doués de raison et le fait que si personne ne se juge assez riche ou fort ,personne ne croit manquer de bon sens. Mais si tous les lhommes sont doués de raison, tous ne l’appliquent pas de manière égale, d’ ou la nécéssite d’une methode qui permette l’acceès à la connaissance vraie et certaine.

Descartes dresse ensuite le bilan de ses études. Cette autobiographie intellectuelle écrite à la première personne a valeur générale : des différentes disciplines étudiées (humanités, philosophie,mathématiques) seules les mathématiques trouvent grâce à ses yeux à cause de la rigueur de leur methode.

C’est dans la deuxième partie que Descartes établit la liste des quatre régles de la methode :

- la régle de l’evidence : n’admettre comme vrai que ce que l’on conçoit clairement et distinctement.

-la régle de l’analyse : diviser la difficulté en autant de parties qu’elle en comporte

- la régle de la synthèse : reconstituer l’ensemble à partir des élements

- la régle de l’énumération : s’assurer que la question a été traitée de maniere exhaustive.

Dans la troisième partie Descartes enonce les régles de la morale dite provisoire :

- l’obeissance aux lois et coutumes de son pays en particulier de sa religion

- la fermeté et la résolution dans les actions.

-la sagesse qui veut que l’on change ce qui depend de nous, plutôt que de qui ne dépend pas de nous.

La quatrième partie du Discours traite de deux grandes questions métaphysiques:les preuves de l’existence de Dieu et de l’âme. C’est au début de cette partie que l’on rentre le fameux cogito.

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VACANCES

Posté par sylvie le 16 mars 2008

Blog en pause pour une dizaine de jours….

Bonne semaine

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MARIVAUX

Posté par sylvie le 12 mars 2008

MARIVAUX

Ecrivain français  1688 -1763

 » De la raison que voulez vous que j’en fasse avec l’amour « 

Elève en province, Pierre Carlet de Marivaux suit des études de droit à Paris. Devenu avocat, il n’exercera pourtant jamais. 

Il s’essaye au roman burlesque et débute au théatre italien et au théatre français.  Ses oeuvres révèlent certain utopisme et traitent souvent de la métaphysique du coeur et c’est  des thèmes de l’amour que Marivaux décline  dans ses pièces tragi-comiques.

L’auteur se sert du travestissement et du grotesque des situations pour détourner les régles morales de l’époque.

Très attaché à la vie mondaine, Marivaux fréquente de nombreux salons littéraires.

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MON HUMEUR DU SOIR

Posté par sylvie le 10 mars 2008

REFOULEMENT

Un sentiment refoulé est une plaie qui ne peut pas cicatriser tant qu’il n’a pas été exprimé.

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