SOUVENIRS D’ENFANCE

Posté par sylvie le 6 février 2014

FACE A LA MER3Une question que l’on se pose souvent ,?: pendant un traitement psychologique, recherche t-on systématiquement les moindres souvenirs      d’enfance.,?

Chacun de nous , à chaque seconde de sa vie est la résultante de ce qu’il a été depuis sa naissance. Chaque moment que nous vivons est      l’aboutissement inexorable des millions d’autres moments ( conscients ou inconscients) qui l’ont précédé. De même, le moment que nous vivons devient le point de départ de millions d’autres      moments de notre vie ( et de la vie de ceux que nous côtoyons).

Dès notre naissance, chacun de nos actes tisse une gigantesque trame.  De plus, nous sommes engages par les actes de nos parents ,      les actes des parents de nos parents, etc.. Nombre de personnes croient qu’en analyse, on fouille systématiquement les moindres recoins de l’enfance, exactement comme on chercherait un cheveu      dans un champ,  c’est absurde,certain digèrent plus ou moins leur passé.D’autres le vomissent. D’autres ont eu un passé développant parfaitement leur personnalité. Certains demeurent      accrochés à leur passé , et restent infantiles, d’autres, non, ils accumulent des lambeaux de leur passé dans un  vieux sac enfoui dans l’inconscient.

Enfin il n’y a pas , dans le passé d’un homme une série de souvenirs, mais une masse considérable de situations. Ces situations sont      familiales, sociales, culturelles etc Au début d’une analyse, chaque personne  démarre de façon différente. Certains patients découvrent une masse de souvenirs, parlent de leurs parents,      de leur traumatismes d’enfance,et.. D’autre, par contre, disent :  je n’ai aucun souvenir, je ne me souviens de rien, je n’ai rien à dire, c’est un trou noir ? De toutes façon, une      personne qui arrive à l’âge adulte est affligée d’une personnalité infantile relativement grande, et d’un  Moi  relativement fort. Le rôle de la psychologie est donc d’éliminer les      infantilismes et de renforcer le Moi: donc la personne adulte.

En analyse, chacun est absolument libre de dire tout ce qui lui passe par la tête.. Par conséquent , telle personne va commencer par tous      les souvenirs d’enfance conscients qui se présentent. Et cela pour plusieurs raisons : soit parce que cela lui vient à l’esprit, soit parce qu’elle cherche avant tout un bouc émissaire auquel      elle puisse endosser tous ses maux. Elle considère que c’est uniquement sa situation passée qui l’a mise dans son état actuel,mais elle ne se demande pas pourquoi à l’âge adulte elle a continué      à souffrir de névrose , alors que les causes premières ont disparu.

De toutes façons, le raclage des souvenirs d’enfance reculés est parfois indispensable. Mais qu’est ce qui compte chez une personne      atteinte de névrose  C’est évidemment sa souffrance actuelle, ses symptômes actuels, la façon dont elle réagit actuellement  dans la vie, son inadaptation sociale actuelle.Mais d’un      autre coté ce qu’elle a est actuellement dépend de ce qu’elle a été été pendant son enfance et son adolescence..

En début d’analyse, il s’agit de faire la synthèse de ce que la personne possède (mentalement). Quelle est la force de son Moi?, quelles      sont ses défenses caractérielles? Quelle est l’essence de sa névrose ?  a quoi sert sa névrose ? Quel est son degré d’angoisse ? Pourquoi a t- elle de l’angoisse ? Toutes ces questions      sont évidemment primordiales;peu à peu, à partir de sa situation actuelle, le patient va établir des connexions avec le passé.

                                                                    » L’enfance est le sol sur lequel nous marcherons toute notre vie »

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