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SOUS LE PONT MIRABEAU COULE LA SEINE ….

Posté par sylvie le 30 septembre 2014

 

Sous le pont Mirabeau… Pourquoi la musique des mots d’Apollinaire demeure-t-elle si longtemps après ses vers ? C’est un mystère    .Et les mystères aiment le demeurer .

 

EN PRISON :

 

Mille métiers, Guillaume Apollinaire…. né le 26 août 1880 d’une mère polono-italienne et d’un père officier italien qui ne le    reconnaît pas, journaliste, directeur de revue, critique d’art, auteur de romans lestes. Sa première prose poétique  » l’enchanteur pourrissant » date de 1909. En 1911 à la suite d’un vol commis au    Louvre,il est emprisonné à la Santé! quelques jours plus tard il est reconnu innocent.

 

DELICIEUX TANGAGE :

 

Ebranlé par cette affaire,il trouve refuge dans sa propre poésie, celle qu’il écrit depuis 1898 . Il en fait un recueil qui est    publié sous le titre  » Alcools » Lors de la correction des épreuves, hésitant sur la ponctuation, il décide de la supprimer complètement! l’absence de cloisons dans les phrases provoque à chaque    instant, un délicieux tangage du sens, une sorte de pure poésie, un nouveau langage au-delà des mots. 1914: Apollinaire s’engage. Il est atteint en 1916  par un éclat d’obus et doit être    trépané. Revenu à Paris il y meurt le 9 novembre 1918 a 38 ans de la grippe espagnole.

 

DES FEMMES :

 

Il y eut, à Stavelot où il séjourne pendant l’été 1899 Marie- Marie Dubois.

Il y eut à son retour à Paris , Linda la Zézayante.

Il y’eut en 1902 la gouvernante anglaise des filles de la vicomtesse de Milhau,

En Allemagne où il est devenu précepteur : Annie Playden. Mais Annie s’effraie de l’amour furieux que lui porte Guillaume: elle    préfère prendre ses distances . C’est pour elle qu’il écrit, en 1903 l’un de ses plus beaux poèmes d’amour de la langue française, le plus court.

Il y’eut Marie Laurencin rencontrée grace à l’ami Picasso , Guillaume aime trop Marie, il la veut pour lui et que personne ne    l’approche, ne la regarde . Jaloux Guillaume … Elle risque de le quitter … Voilà c’est fait en 1912…Ainsi est né  » Le pont Mirabeau ».

 

LOU,MADELEINE,JACQUELINE

 

1913 : conférence sur le cubisme, vacance du coeur. 1914 , voici Louise de Coligny – amour-passion – pour elle, il écrit le fameux    poème acrostiche  » Lou » Mais Ou soudain a peur du loup Guillaume, de son amour volcanique, imprévisible,possessif. Elle le quitte . C’est la guerre, Guillaume s’est engagé. Dans les tranchées, il    ne cesse d’écrire , des poèmes, des nouvelles rassemblées dans le recueil  » le poète assassiné » publié en 1916. L’année précédente il a rencontré dans un train Madeleine Pages qu’il demande en    mariage tout en continuant de penser à Lou. Après sa trépanation, il rompt avec Madeleine . Le 2 mai il épouse Jacqueline Kolb. Le 11 novembre c’est l’armistice! Tout Paris chante et danse,    pendant que discrètement, on porte en terre Apollinaire.

 

LE PONT MIRABEAU

 

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu’il m’en souvienne

La joie venait toujours après la peine

 

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

 

Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l’onde si lasse

 

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

 

L’amour s’en va comme cette eau courante

L’amour s’en va

Comme la vie est lente

Et comme l’espérance est violente

 

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

 

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

 

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure.

 

GUILLAUME APOLLINAIRE

File:Pont Mirabeau Paris FRA 002.JPG

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A UNE PASSANTE

Posté par sylvie le 30 septembre 2014

A une passante

frpar Charles Baudelaire

La rue assourdissante autour de moi hurlait.

Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,

Une femme passa, d’une main fastueuse

Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.

Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,

Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,

La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté

Dont le regard m’a fait soudainement renaître,

Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?
Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !

Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,

Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais

passante

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LE PARTAGE

Posté par sylvie le 29 septembre 2014

LE PARTAGE

Qu’y-a t-il de plus enrichissant que le partage ?

ces quelques lignes d’un très grand petit homme,

Qui, par sa foi incommensurable,

A marqué l’esprit de l’humanité toute entière :

 » Je  ne veux pas que ma maison soit murée de toutes parts

Ni mes fenêtres bouchées,

Mais qu’y circule librement

La brise que m’apportent les cultures de tous les pays. « 

GANDHI

FENETRE

 

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MA PENSEE DU SOIR

Posté par sylvie le 29 septembre 2014

REGARD2

Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse….

COCO CHANEL

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LES LARMES

Posté par sylvie le 28 septembre 2014

LES LARMES

Quelquefois, elles apparaissent en bande.

Souvent ce n’est qu’une seule qui prend son envolée

Pour se poser sur le bord d’une paupière.

En s’envolant de nous, ces oiseaux larmes entraînent

comme des pierres sous leurs ailes

Une partie de la douleur

Qui rend le coeur si lourd à porter.

Mais pour se rendre jusqu’aux yeux

D’où ils s’échappent,

Ils doivent lutter contre les vents de l’indifference,

de l’orgueil …

Ceux là qui, quelquefois attrapent

ces oiseaux dans un grand filet,

les gardent prisonniers en une boule

Au centre de la gorge.

Ce sont les messagers du monde

de notre coeur à montrer aux autres..

Les oiseaux larmes  chantent la beauté de notre être.

Ne capturons jamais d’oiseaux-larmes

Ils ont quelque chose à dire.

Lorsqu’une larme jaillit des yeux d’un être

pour se laisser glisser sur sa joue,

Cueillez là d’un baiser

Elle donnera à vos lèvres

Des paroles d’amour.

LES LARMES dans Divers larme2

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REVER

Posté par sylvie le 28 septembre 2014

REVER

 

Rêver, c’est oublier la réalité

En se donnant un moment de liberté.

 

Rêver, c’est dire non à l’impossible

Mais aussi atteindre ce qui est inaccessible

 

Rêver , c’est se créer un monde à soi

illuminé par un soleil de joie.

 

Rêver, c’est toucher labeauté

Mais aussi émouvoir sa sensibilité.

 

Rêver,c’est broder un poème

avec la soie d’un je t’aime;

 

Rêver c’est savoir se mentir

Et transfigurer la souffrance en plaisir..

 

Rêver , c’est pénétrer dans un autre univers

Où l’on ne voit ni la tristesse ni l’enfer .

 

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QUELQUES PERSONNAGES QUI ONT MARQUE LE SIECLE

Posté par sylvie le 27 septembre 2014

ROBERT DOISNEAU: Le photographe de l’émotion.
Le 1er avril 1994 Robert Doisneau, l’ami des derniers poètes, le photographe fraternel des bistrots et des rues de Paris, l’homme à l’objectif tendre et lucide, a    commis sa seule mauvaise plaisanterie. Il a rendu son âme à Dieu, même s’il n’y croyait pas trop….    Dès que l’on parle de Doisneau, on songe à son fameux « Baiser volé », à la chaude atmosphère des zincs de la capitale, peuplés de personnages hauts en couleur, aux petits bals des bords de Marne    et, surtout à la banlieue, cette banlieue où il était né.

Ce génie de la photographie de la vie quotidienne avait le don de surprendre l’homme, à la fois dans son décor et dans ses sentiments. Ses portraits sont toujours empreints de chaleur, d’humanité    joyeuse. L’émotion prime : son regard, loin de porter un jugement est un hymne d’amour…

DOISNEAU-2127-Les-chats-de-Bercy-Paris-1974

ALBERT EINSTEIN : Un génie humaniste.
Après de brillantes études, Einstein écrit, à 26 ans, trois mémoires qui vont, littéralement, changer la face du monde. Les deux premiers développés les années    suivantes, lui valurent le Nobel de Physique en 1921 pour ses  » travaux sur le mouvement brownien et son interprétation de l’effet photoélectrique ».. Le troisième mémoire jette les bases de la    relativité restreinte et sera à l’origine de la libération de l’énergie nucléaire.

Cette théorie générale de l’Univers s’est imposée pour expliquer de nombreux phénomènes observés à l’échelle atomique ou astronomique et a eu une influence considérable sur la philosophie    contemporaine.  » Partagé entre la politique et les équations » selon ses propres mots, Einstein milita toute sa vie en faveur de la paix et de la réconciliation des peuples. Il luttera contre la    prolifération des armes nucléaires et apportera son soutien à la cause sioniste….

EINSTEIN
CLAUDE DEBUSSY : Un maître solitaire

Toute l’existence de Claude Debussy s’est déroulée à Paris, dans la plus grande discrétion. Ce n’est pas par hasard que ses camarades du    Conservatoire l’avaient surnommé le Prince des ténèbres.  Épris de liberté, il a refusé le carcan de l’harmonie classique et  et les modèles du passé, ne se reconnaissant qu’un seul    maître,  » le vent qui passe ». Tout lui a été bon pour écrire sa musique : l’exotisme de la Russie, de l’Espagne, de la Grece ou de Java, mais également Wagner et Erik Satie. Il a pris son bien où    bon oui semblait. Dans l’art vocal, il a renouvelé les traditions issues de l’aria et du lied, privilégiant une sobriété proche du langage parlé..

En revanche, il a développé au piano une richesse extrême dans les accords, les rythmes, les sonorités, donnant à sa musique la profonde sensualité qui la caractérise…

 

DEBUSSY

HENRI MATISSE : Le roi des fauves.


Peintre des couleurs vives et des lumières fortes, Matisse est un artiste fasciné par l’Orient et la Méditerranée. De ses nombreux voyages,il ramène une foule de souvenirs qui deviendront autant    de tableaux dont la chaleur tient plus au traitement de la couleur qu’à l’exotisme de la scène. Le plus illustre des représentants du fauvisme, dont le but était de  » remuer le fond sensuel des    hommes » a su, en plus de cinquante ans de carrière, en exploiter toutes les possibilités: la diversité de ses oeuvres est, en effet, une des clés de son    succès..

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LES OISEAUX

Posté par sylvie le 25 septembre 2014

 

LES OISEAUX

 

Le poète est semblable aux oiseaux de passage,

Qui ne bâtissent point leurs nuits sur le rivage,

  Qui ne se posent pas sur les rameaux de bois.

Nonchalamment bercés sur le courant de l’onde,

Ils  passent en chantant loin des bords.

Et le monde ne connaît rien d’eux

Que leur voix.

ALPHONSE DE LAMARTINE

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LES LOUPS

Posté par sylvie le 23 septembre 2014

 

LES LOUPS

Nous n’avions pour eux aucune haine.

Ils faisaient métier de loups comme nous faisions métier d’hommes.

Ils étaient créatures de Dieu.

Comme nous.

Ils étaient nés prédateurs.

 Comme l’homme.

Mais ils étaient restés prédateurs, alors que l’homme était devenu destructeur

 PAUL EMILE VICTOR

LES LOUPS dans CITATIONS loups

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MA CITATION DU SOIR

Posté par sylvie le 23 septembre 2014

 

 

L’Automne est le printemps de l’hiver ….

AUTOMNE

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