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PASCAL

Posté par sylvie le 29 décembre 2014

Aujourd’hui, Blaise Pascal aurait son bac à 12 ans avec les félicitations du jury, préparerait Polytechnique en six mois, terminerait major au concours, loin devant le peloton, premier aussi à Normale Sup , premier partout……. Blaise Pascal est né le 19 juillet 1623 à Clermont Ferrand. Après avoir inquiété quelque peu ses parents à l’âge de deux ans – ils le croient ensorcelé- le petit Blaise, devenu orphelin de mère en 1626 grandit en age et en sagesse, couvé par ses soeurs et son père qui a remarque que son génie de fils lit en cachette et comprend les livres de mathématiques les plus difficiles.

 

En 1631,Etienne Pascal décide de vendre sa charge de President à la cour de aides de Clermont afin que son fils prodige puisse trouver  à Paris un milieu propice à son développement intellectuel. Pourtant le jeune Blaise ne s’assiéra jamais sur les bancs d’une école: le sachant atteint de migraines violentes et de maux d’estomac, son père assure lui même son éducation, aidé de gouvernantes. Il se rend cependant régulièrement à l’académie des sciences et découvre bientôt par lui même, il n’a pas douze ans , la trente deuxième  proposition d’Euclie : la somme des angles d’un triangle est égale à deux droits. En 1639  Etienne Pacal est nommé collecteur d’impôts à Rouen. Il y emmène sa petite famille. L’année suivante, Blaise publie un très savant  » Essai sur les coniques » qui le fait connaître de l Europe entière!!!.

 

En 1642     voyant son père additionner des colonnes interminables de chiffres, il lui invente une calculatrice à roues qui va être baptisée la Pascaline, et vendue à de nombreux exemplaires pour la somme de cent livres l’unité, somme considérable à l’époque.

 

En 1647 il est atteint de troubles tels que que les médecins lui interdisent tout travail intellectuel. L’année suivante,pourtant il organise des expériences qui sont faites au uy de Dome par son beau frere afin de prouver l’existence du vide né par Aristote et de la pesanteur de l’air.

 

1651   – Etienne Pascal meurt – Blaise se laisse aller aux plaisirs du monde, fréquente les salons, les libertins dont l’un se vantera de lui avoir ouvert les portes d’un monde autrement exaltant que celui du calcul et du grec….Cependant un soir d’automne 1654 alors qu’il traverse en voiture le pont de Neuilly, les  chevaux s’emballent, l’attelage vers bêtes et cocher sont tués, seul Blaise s’en sort vivant mais blessé. Quinze jours plus tard, il traverse une nuit mystique pendant laquelle ce qu’il écrit est si capital qu’on le retrouvera à sa mort, soigneusement calligraphié sur un parchemin cousu dans la doublure de son vêtement   – Voici l’essentiel de ce mémorial :  » Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et de savants. Certitude. Sentiment. Joie. Paix. Dieu de Jesus Christ.   » joie, joie, pleurs de joie  … je m’en suis séparé – je l’ai fui, renoncé, crucifié – je je m’en sois jamais séparé … Soumission totale à Jesus Christ et à mon directeur – éternellement en joie pour un jour d’exercice sur la terre – amen  »

 

Pascal n’a pas oublié le milieu libertin qu’il a fréquenté assidûment ,mais il le juge désormais bon pour les flammes de l’enfer. Il décide de le sauver d’une inévitable damnation éternelle. Pour ce faire, il commence ce qui doit etre son grand oeuvre dont il expose le plan à ses amis  » l’Apologie de la Religion chrétienne »  Le matériau est constitué par des liasses de feuilles et des bouts de papier sur lesquels il a écrit ses pensées sur la vie, sur DIEU , sur l’existence , sur l’esprit. bref sur un peu de tout à mesure qu’elles se formaient dans son esprit au jour le jour, des années durant. Il veut convaincre quiconque cherche la vérité, – ou ne la cherche pas – . Cette somme est publie huit ans après sa mort, décès du à un cancer gastrique avec métastases intestinales, hépatiques et méningées; elle porte alors le titre suivant : Pensées de M.Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets , titres raccourci aujourd’hui en : LES PENSEES DE PASCAL

 

chemin fleuri

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POURQUOI LA VIE N EST PAS JUSTE?

Posté par sylvie le 22 décembre 2014

 

POURQUOI LA VIE N’EST-ELLE PAS JUSTE?

La vie n’est pas juste : c’est une des réalités les plus difficiles à faire admettre. En effet, un des postulats du modèle linéaire occidental est    que le monde est juste: si on travaille assez dur et assez longtemps, on réalise ses ambitions.. Peut être est ce notre idéal de liberté,d’égalité et de fraternité  pour tous qui nous a    conduits à penser qu’ainsi va le monde . De toute façon, quelle qu’en soit la raison, nous voudrions bien que le monde soit juste: c’est un fait. Nous voudrions pouvoir nous fier à quelque chose    de solide, nous cherchons des garanties quant à notre sécurité et ànotre bien etre.. Le fait que ces garanties n’existent pas ne nous empêche pas de les désirer. Beaucoup de nos mécanismes de    défense, de nos illusions et de nos dénégations proviennent de ce que nous n’acceptons pas cette réalité s imple : la vie n’est pas juste.

La v ie n’est pas juste parce que la  » justice » implique un jugement de valeur, essentiellement    subjectif, le verdict du jugement change en fonction de la personne qui évalue la situation et du moment où elle le fait. Ce qui me semble juste aujourd’hui me semblera peut être injuste demain    ou dans des circonstances différentes, ou avec d’autres personnes.

 

L’importance du concept selon lequel la vie n’est pas juste ne réside pas dans l’explication    que l’on peut lui donner, mais dans la façon dont on l’accepte. On peut poser et reposer la question jusqu’à devenir fou, on trouvera toujours des raisons suivant lesquelles la vie devrait être    bel et bien juste pour nous, nous pouvons passer des heures à argumenter, à nier l’évidence ou à nous décourager, ,parce que l’injustice a de nouveau frappé.  Les vraies questions    d’injustice, où la vie et la mort sont en jeu, ne seront jamais explicables de façon rationnelle.. Quand une personne que vous aimez se meurt, il est impossible de trouver un « pourquoi »    satisfaisant. On peut savoir de quoi meurt la personne  mais on ne découvrira jamais pourquoi.   Le fait de s’appesantir sur ce pourquoi peut créer des troubles de comportement. La    bonne attitude est toute différente: il faut accepter et faire son deuil.     Le chagrin a une fin, le deuil est un processus naturel. Mais se demander pourquoi n’a pas de    fin, c’est stérile, tôt ou tard, il  il nous faut renoncer à savoir, accepter la réalité et recommencer à vivre …

 

Essayer de rendre le monde juste est à la fois destructeur et contraire au but recherché.    Beaucoup de gens de bonne volonté s’exténuent à remédier à l’injustice du monde. Certains sont ce que nous appelons des codépendants, certains sont des martyrs vivants, bien peu sont de    véritables saints. Les codépendants et les martyrs vivants tendent à ruminer leur colère, leur rancoeur, leur envie et leur sentiment d’insécurité. Leur refus d’accepter la réalité les rend amers    et malheureux, provoquant en eux des souffrances inutiles qui les empêchent de se développer. Et ça, ce n’est vraiment pas juste!

 

Paradoxe : le fait d’accepter que la vie soit injuste conduit souvent à des comportements plus    objectifs, plus aimants et plus réalistes. Les gens qui acceptent la réalité sont souvent perçus comme plus  » justes » que ceux qui s’acharnent à forcer le monde et à devenir    juste.

 

 

FACE A LA MER3

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HIVER

Posté par sylvie le 21 décembre 2014

HIVER

NUIT D HIVER

 

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.

Pas un bruit, pas un son; toute vie est éteinte.

Mais on entend parfois, comme une morne plainte,

Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.
Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.

L’hiver s’est abattu sur toute floraison;

Des arbres dépouillés dressent à l’horizon

Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.
La lune est large et pâle et semble se hâter.

On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.

De son morne regard elle parcourt la terre,

Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.

TUBE HIVER

 


Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde

, Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant;

Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,

Aux étranges reflets de la clarté blafarde.


Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux

!Un vent glacé frissonne et court par les allées;

Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,

Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.


Dans les grands arbres nus que couvre le verglas

Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège;

De leur œil inquiet ils regardent la neige,

Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.


GUY DE MAUPASSANT

Amsterdam 03-2005 (56)

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L’EXISTENCE ET LE TEMPS

Posté par sylvie le 10 décembre 2014

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LE TEMPS

[se manifeste à notre conscience dans un sens unique : le mouvement peut être inversé,le temps ira    toujours de l’avant. Le cours inexorable du temps ne permet nul retour au passé.

D’ailleurs, si nous pouvons revivre le passé , ce serait un passé retrouvé, ayant un gout nouveau, comme un livre relu. Le temps semble donc marquer notre impuissance puisqu’il ne peut décidément    ni suspendre son écoulement,ni remonter à sa source.

L’homme vit en avant de soi, il se projette vers le futur, il aspire à l’avenir comme lieu de réalisation de ses projets. Pourtant, il ne cesse de se lamenter de la fuite irréversible du    temps.  Baudelaire voit dans le temps  » l’ennemi » et de même Proust part  » A  la recherche du temps perdu »… Le passé semble être un paradis dont nous aurions été chassés comme si le    passage du temps dégradait toutes choses.

La question est alors de comprendre  ce refus paradoxal du temps, cette nostalgie qui nous pousse à     préférer ce qui n’est    plus à ce qui est et ce qui sera..

CITATION SUR LE TEMPS

youtube]http://youtu.be/ibGdwpGPqbg[/youtube]

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LES OISEAUX

Posté par sylvie le 6 décembre 2014

Orchestre du Très-Haut, bardes de ses louanges,

Ils chantent à l’été des notes de bonheur :

Ils parcourcourent les airs avec des ailes d’anges

Echappés tout joyeux des jardins du Seigneur.

Tant que durent les fleurs, tant que l’épi qu’on coupe

Laisse tomber un grain sur les sillons jaunis,

Tant que le rude hiver n’a pas gelé la coupe

Où leurs pieds vont poser comme aux bords de leurs nids.

Ils remplissent le ciel de musique et de joie:

La jeune fille embaume et verdit leur prison,

L’enfant passe la main sur leur duvet de soie,

Le vieillard les nourrit au seuil de sa maison.

Mais dans les mois d’hiver, quand la neige et le givre

Ont remplacé la feuille et le fruit, où vont-ils ?

Ont-ils cessé d’aimer ? Ont-ils cessé de vivre ?

Nul ne sait le secret de leurs lointains exils.

On trouve au pied de l’arbre une plume souillée,

Comme une feuille morte où rampe un ver rongeur,

Que la brume des nuits a jaunie et mouillée,

Et qui n’a plus, hélas! ni parfum ni couleur.

On voit pendre à la branche un nid rempli d’écailles,

Dont le vent pluvieux balance un noir débris :

Pauvre maison en deuil et vieux pan de murailles

Que les petits, hier, réjouissaient de cris.

O mes charmants oiseaux, vous si joyeux d’éclore !

La vie est donc un piège où le bon Dieu vous prend ?

Hélas! c’est comme nous . Et nous chantons encore!

Que Dieu serait cruel, s’il n’était pas si grand !

ALPHONSE DE LAMARTINE

oiseaux 123

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