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LA COLERE

Posté par sylvie le 29 janvier 2015

LA COLERE EST INDISPENSABLE

La colère, dit on, est mauvaise conseillère. Et l’on ne tarit pas d’éloges pour celui qui sait la contenir ou la dissiper. La règle est de rester maître  de soi même en toutes  occasions.  Nous en sommes arrivés au point où la colère est presque devenue un tabou, au moins dans notre civilisation occidentale. C’est une tempête  qui ferait trop de vagues inutiles  dans la mer d’huile de nos rapports policés.

Aussi dès leur jeune âge, apprend-on  aux enfants à réprimer leurs accès de fureur, dans lesquels on ne veut voir que le signe d’un  » sale caractère ». Les petites  filles sont particulièrement brimées, lorsqu’elles laissent exploser leur furie,on les taxe de  » méchanceté » cette association s’inscrit en clair dans la mémoire de l’enfant pour qui la  manifestation de son humeur devient quelque chose de négatif et de coupable.

Pourtant la nature nous montre partout que la colère est une composante de la vie et qu’elle y joue  un rôle  des plus utiles. N’est-elle pas l’ultime moyen  pour éviter la violence physique ? C’est par ses grondements que le fauve prévient un intrus qu’il a pénétré sa chasse gardée. Un ours qui serait atteint de surdité risque de créer malgré lui une  situation extremement  dangereuse…. L’attitude, l’image, le visage que nous présentons sont des signaux  que nous donnons aux autres de notre importance et des risques qu’ils courent à  nous défier.

Nos rapports sont régis par des codes et la colère n’est au fond qu’un moyen de communication comme un autre. Elle figure ce qu’on appelle  » les sommations  d’usage », mais elle va plus loin encorel puisqu’elle offre la possibilité d’un retour à la communication.La colère crève l’abcès.

il faut prendre garde au fait que , pour être saine et juste, la colère doit nécessairement être adressée à qui de droit. Etouffée ou  décalée,la colère s’installe dans la permanence. On est passé de la simple expression d’une émotion à un trait de caractère.  Les individus sont constamment sous pression et reproduisent  inlassablement la meme situation comme un disque rayé, c’est à quoi le maladif se répère..; mais ce n’est pas parce que le disque est rayé que’ la musique est mauvaise..

Il faut sortir de nos gonds  seulement lorsque le besoin s’en fait vraiment sentir, c’est à dire lorsque nous sentons une atteinte à notre personnalité  ou à nos droits. Il est normal qu’un bébé soit en colère si on ne lui donne pas à manger, il ne fait que réclamer la satisfaction de ses besoins naturels .. L’homme en colère  contre un  système injuste, qui bafoue ses droits, n’est pas un être hargneux mais un être debout, qui refuse d’abdiquer.

Se priver d’une colère saine, c’est se priver de la communication avec les autres. Et si celle ci est inexistante, alors nous ne serons pas en communication  avec nous mêmes.  La thérapie s’efforce de restaurer ce dialogue. Reste cependant à se proteger de la colère des autres. Ce n’est d’ailleurs pas toujours nécessaire: si elle est justifiée, si  elle est jeu, il faut l’accepter  comme tel, c’est à dire comme un moyen de rétablir la relation.  Mais si on a affaire à une colère déplacée, grande est la tentation d’y répondre et de  se soulager  à son tour…

 

CITATION DE CHRISTIAN BOBIN

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BELLE REPONSE

Posté par sylvie le 20 janvier 2015

BELLE REPONSE


j’ai interrogé la terre, la mer et ses profondeurs, les animaux et les choses rampantes.

J’ai interrogé les vents qui soufflent, les cieux, le soleil , la lune,

et tout ce qui se trouve à l’orée de  ma chair..


Mon interrogation était le regard que je portais sur eux ….


Leur réponse fut leur beauté … 

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LES SOUVENIRS D’ENFANCE PENDANT UNE ANALYSE

Posté par sylvie le 17 janvier 2015

Une question que l’on se pose souvent : pendant un traitement psychologique, recherche t-on systématiquement les moindres souvenirs      d’enfance. ?

Chacun de nous , à chaque seconde de sa vie est la résultante de ce qu’il a été depuis sa naissance. Chaque moment que nous vivons est      l’aboutissement inexorable des millions d’autres moments ( conscients ou inconscients) qui l’ont précédé. De même, le moment que nous vivons devient le point de départ de millions d’autres      moments de notre vie ( et de la vie de ceux que nous côtoyons).

Dès notre naissance, chacun de nos actes tisse une gigantesque trame.  De plus, nous sommes engages par les actes de nos parents ,      les actes des parents de nos parents, etc.. Nombre de personnes croient qu’en analyse, on fouille systématiquement les moindres recoins de l’enfance, exactement comme on chercherait un cheveu      dans un champ,  c’est absurde,certain digèrent plus ou moins leur passé.D’autres le vomissent. D’autres ont eu un passé développant parfaitement leur personnalité. Certains demeurent      accrochés à leur passé , et restent infantiles, d’autres, non, ils accumulent des lambeaux de leur passé dans un  vieux sac enfoui dans l’inconscient.

Enfin il n’y a pas , dans le passé d’un homme une série de souvenirs, mais une masse considérable de situations. Ces situations sont      familiales, sociales, culturelles etc.

Au début d’une analyse, chaque personne  démarre de façon différente. Certains patients découvrent une masse de souvenirs, parlent de leurs parents,      de leur traumatismes d’enfance,et.. D’autre, par contre, disent :  je n’ai aucun souvenir, je ne me souviens de rien, je n’ai rien à dire, c’est un trou noir ? De toutes façon, une      personne qui arrive à l’âge adulte est affligée d’une personnalité infantile relativement grande, et d’un  Moi  relativement fort. Le rôle de la psychologie est donc d’éliminer les      infantilismes et de renforcer le Moi: donc la personne adulte.

En analyse, chacun est absolument libre de dire tout ce qui lui passe par la tête.. Par conséquent , telle personne va commencer par tous      les souvenirs d’enfance conscients qui se présentent. Et cela pour plusieurs raisons : soit parce que cela lui vient à l’esprit, soit parce qu’elle cherche avant tout un bouc émissaire auquel      elle puisse endosser tous ses maux. Elle considère que c’est uniquement sa situation passée qui l’a mise dans son état actuel,mais elle ne se demande pas pourquoi à l’âge adulte elle a continué      à souffrir de névrose , alors que les causes premières ont disparu.

De toutes façons, le raclage des souvenirs d’enfance reculés est parfois indispensable. Mais qu’est ce qui compte chez une personne      atteinte de névrose,?  C’est évidemment sa souffrance actuelle, ses symptômes actuels, la façon dont elle réagit actuellement  dans la vie, son inadaptation sociale actuelle.

En début d’analyse, il s’agit de faire la synthèse de ce que la personne possède (mentalement). Quelle est la force de son Moi?, quelles      sont ses défenses caractérielles? Quelle est l’essence de sa névrose ?  a quoi sert sa névrose ? Quel est son degré d’angoisse ? Pourquoi a t- elle de l’angoisse ? Toutes ces questions      sont évidemment primordiales;peu à peu, à partir de sa situation actuelle, le patient va établir des connexions avec le passé.

 

 LE VERT

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LA VIE D’UNE ROSE

Posté par sylvie le 5 janvier 2015

la vie d'une  rose

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