POURQUOI LA VIE N’EST PAS JUSTE ?

Posté par sylvie le 16 mai 2015

 

POURQUOI LA VIE N’EST- ELLE PAS JUSTE ?

 

La vie n’est pas juste : c’est une des réalités les plus difficiles à faire admettre. En effet, un des postulats du modèle linéaire occidental est    que le monde est juste: si on travaille assez dur et assez longtemps, on réalise ses ambitions.. Peut être est ce notre idéal de liberté,d’égalité et de fraternité  pour tous qui nous a    conduits à penser qu’ainsi va le monde . De toute façon, quelle qu’en soit la raison, nous voudrions bien que le monde soit juste: c’est un fait. Nous voudrions pouvoir nous fier à quelque chose    de solide, nous cherchons des garanties quant à notre sécurité et ànotre bien etre.. Le fait que ces garanties n’existent pas ne nous empêche pas de les désirer. Beaucoup de nos mécanismes de    défense, de nos illusions et de nos dénégations proviennent de ce que nous n’acceptons pas cette réalité s imple : la vie n’est pas juste.

La v ie n’est pas juste parce que la  » justice » implique un jugement de valeur, essentiellement    subjectif, le verdict du jugement change en fonction de la personne qui évalue la situation et du moment où elle le fait. Ce qui me semble juste aujourd’hui me semblera peut être injuste demain    ou dans des circonstances différentes, ou avec d’autres personnes.

L’importance du concept selon lequel la vie n’est pas juste ne réside pas dans l’explication    que l’on peut lui donner, mais dans la façon dont on l’accepte. On peut poser et reposer la question jusqu’à devenir fou, on trouvera toujours des raisons suivant lesquelles la vie devrait être    bel et bien juste pour nous, nous pouvons passer des heures à argumenter, à nier l’évidence ou à nous décourager, ,parce que l’injustice a de nouveau frappé.  Les vraies questions    d’injustice, où la vie et la mort sont en jeu, ne seront jamais explicables de façon rationnelle.. Quand une personne que vous aimez se meurt, il est impossible de trouver un « pourquoi »    satisfaisant. On peut savoir de quoi meurt la personne  mais on ne découvrira jamais pourquoi.   Le fait de s’appesantir sur ce pourquoi peut créer des troubles de comportement. La    bonne attitude est toute différente: il faut accepter et faire son deuil.     Le chagrin a une fin, le deuil est un processus naturel. Mais se demander pourquoi n’a pas de    fin, c’est stérile, tôt ou tard, il  il nous faut renoncer à savoir, accepter la réalité et recommencer à vivre …

Essayer de rendre le monde juste est à la fois destructeur et contraire au but recherché.    Beaucoup de gens de bonne volonté s’exténuent à remédier à l’injustice du monde. Certains sont ce que nous appelons des codépendants, certains sont des martyrs vivants, bien peu sont de    véritables saints. Les codépendants et les martyrs vivants tendent à ruminer leur colère, leur rancoeur, leur envie et leur sentiment d’insécurité. Leur refus d’accepter la réalité les rend amers    et malheureux, provoquant en eux des souffrances inutiles qui les empêchent de se développer. Et ça, ce n’est vraiment pas juste!

Paradoxe : le fait d’accepter que la vie soit injuste conduit souvent à des comportements plus    objectifs, plus aimants et plus réalistes. Les gens qui acceptent la réalité sont souvent perçus comme plus  » justes » que ceux qui s’acharnent à forcer le monde et à devenir    juste.

ESTEREL

 

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