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LA FLEUR

Posté par sylvie le 28 janvier 2016

L’HYMNE DE LA FLEUR

 

 Je suis un mot que profère puis reprend la nature et qu’elle cache en son coeur puis redit. Je suis une étoile tombée de la toile azurée sur le tapis vert. Je suis la fille des éléments, conçue par l’hiver, enfantée par le printemps, élevée par l’été et endormie par l’automne.

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Je suis le cadeau des amoureux, la couronne des noces et le dernier présent d’un vivant à un mort.

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Le matin, je participe avec la brise à annoncer la venue de la lumière. Le soir, je m’associe avec les oiseaux pour lui faire mes adieux. Je me balance dans les plaines pour les orner et soupire dans l’air pour le parfumer. Quand j’enlace le sommeil, la nuit me regarde de ses mille yeux et, quand je me réveille, je regarde avec l’unique oeil du jour.

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Je bois la rosée du matin comme du vin, j’écoute les chants des merles et je danse au rythme des ovations de l’herbe. Je regarde toujours le haut pour voir la lumière, pour ne pas voir mon ombre. C’est une sagesse que l’homme n’a pas encore apprise.

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KHALIL GIBRAN

 

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GIONO

Posté par sylvie le 23 janvier 2016

Peut-être le seul écrivain qui ait pu vivre son destin national en dehors de Paris. Et encore …. Certains ne connaissent de lui que cette Provence qui n’existe que dans ses livres et concluent que, finalement, c’est l’auteur d’une région… L’adjectif régionaliste est si proche, et si pratique, lorsqu’on est resté aux apparences. Giono, né en 1895, la même année que Pagnol, Vaché, Cohen … C’est pourtant l’amour de la terre.Planétaire.

Toc Toc … 1911 . Vous habitez Manosque, en Provence. Il fait beau, le ciel est bleu, le soleil brille, les cigales chantent, ou plutôt font   » cri cri cri » … Il est trois heures de l’après midi. Vus venez de vous installer dans une chaise longue au tissu blanc et brique.   On frappe à la porte… Vous vous levez, en maugréant. Vous ouvrez la porte et vous découvrez un petit me bien en joues, au regard noir, sûrement le descendant d’un Piemontais émigré, il vous apporte un papier de votre banque, la banque de Manosque……. Vous signez le papier que vous tend le jeune coursier qui vient de faire toc toc… Vous lisez son nom  » Jean Giono »… Oui!  vous avez devant vous le jeune Jean Giono!  Il vient d’arrêter ses études, qu’il ne reprendra pas, car son père, cordonnier, est gravement malade.. Lui donnerez vous une petite pièce ?  Oui ? Jean Giono la prend, il est tout content , et repart vers son destin… Il ne sait pas encore qu’il est un grand écrivain!

La guerre arrive. Giono est mobilisé. Il se bat à Verdun, y perd ses meilleurs amis, est commotionné par un obus, gazé.  La haine de toute guerre, quelle qu’elle soit, s’installe en lui. En 1920, il épouse celle qu’il aime depuis 1914 , Elise Maurin , une jeune enseignante qui lui donne deux filles. Jean Giono publie son premier roman  » Colline » en 1929. C’est une histoire très simple : dans un village de Provence, le vieux Janet perd un peu la raison et semble attirer sur le village une série de malheurs.DD Jaune, qui fait face à la situation avec calme,décide de tuer Janet avec l’aide des villageois,mais Janet, heureusement, meurt avant… Si l’éditeur parisien publie ce texte, ce n’est évidemment pas pour l’histoire racontée, c’est pour le style qui s’y déploie. Une écriture pure et quasiment désaltérante, une source de fraîcheur, de naïveté parfois,une générosité dans les mots qui prennent chair, qui semblent sortir de la terre.

GIONO EN PENSEES :

- Le poète doit être un professeur d’espérance …

- Quand les mystères sont très malins, ils se cachent dans la lumière.

-L’homme, on a dit qu’il était fait de cellules et de sang,. Mais en réalité, il est comme le feuillage, il faut que le vent passe pour que ça chante.

-Les jours sont les fruits, et notre rôle est de les manger.

-La richesse de l’homme est dans son coeur. C’est dans son coeur qu’il est le roi du monde. Vivre n’exige pas la possession de tant de choses.

LE ROYAUME DES UTOPIES.

Désormais, sans quitter Manosque, Giono ne va plus cesser d’écrire des romans. Il commence par la Trilogie de Pan : Colline- Un de Baumugnes, Regain. Il publie aussi des nouvelles, des essais et des pièces de théâtre. La guerre de nouveau éclate. Giono le pacifiste ne peut rien faire contre le rouleau compresseur de l’envahisseur. Son attitude apparemment attentiste, abrite des maquisards, et lui vaut des ennuis à la Libération. L’ancien de Verdun en devient aigri : ses personnages perdent leur bonté naïve, certains se laissent aller à la haine, à la médiocrité, les belles rédemptions au souffle lyrique ont regagné le royaume des utopies.

Giono meurt dans la nuit du 8 au 9 octobre 1970 d’une crise cardique…

GIONO EN OEUVRES !

1928       COLLINE  – la source tarie, le village va-t-il mourir ?

1929     UN DE BAUMUGNES – Amédée vient en aide à l’amour du gars de Baumugnes pour  Angele qui a fauté ….

1930      REGAIN :        Le village d’Aubignane va–t-il disparaître ?

1931      LE GRAND TROUPEAU :  livre d’un pacifiste qui a connu l’horreur de Verdun.

1932      JEAN LE BLEU – A Manosque, à mi-chemin de l’autobiographie et du roman.

1935      QUE MA JOIE DEMEURE :  du rêve de bonheur à la désillusion, avec un mystérieux Boby et Jourdan le paysan.

1947       UN ROI SANS DIVERTISSEMENT:  Développement de la pensée de Pascal.

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