LES COULEURS DE LA VIE

Posté par sylvie le 20 mai 2016

 

Dans les couleurs de la vie,
Il y a du blanc, du noir, du gris,
Comme le peintre devant sa toile,
Peignant le jour qui se dévoile.

peintre

Il y aussi le rouge de la passion,
Qui va de pair avec les pulsions,
C’est la seule qui met du piment,
Dans nos pauvres petits sentiments.

rose rouge

 

Il y a du orange tel un ciel étrange,
Le soleil accueillant un ange,
Une nouvelle naissance,
Graine d’éternité ou de croyance.

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Il y a le jaune des amours trompés,
On est toujours le premier étonné,
Elle n’a pas bonne réputation,
Le contraire de la purification.

 

rose JAUNE

Il y a parfois du vert à outrance,
On dit que c’est celle de l’espérance,
Comme une bouffée d’oxygène,
Devant le temps qui s’égrène.

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Il y a le bleu des tendres aveux,
Qu’on peut lire les yeux dans les yeux,
Qu’ils soient malicieux ou rieurs,
C’est toujours signe de bonheur.

eze

Il y a l’indigo, drôle de couleur,
Est-ce celle des prédateurs,
Des hommes voleurs d’amour,
Qui gardent et ne donnent rien en retour ?

indigp

Il y a le violet qui impose le respect,
Modèle de sagesse sous tous les aspects,
Beau comme une améthyste,
Qui à travers le temps résiste.

rose violette

Il y a la couleur de l’âme,
C’est la seule qui se damne,
Pour prendre sa vraie couleur,
Souvent celle de la douleur.

 

Il y a une couleur indéfinissable,
Qui vient mettre son grain de sable,
On peut la voir la nuit et le jour,
C’est la couleur de l’amour…

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LA MER

Posté par sylvie le 5 mai 2016

Le temple est en ruine au haut du promontoire.
Et la Mort a mêlé, dans ce fauve terrain,
Les Déesses de marbre et les Héros d’airain
Dont l’herbe solitaire ensevelit la gloire.

Seul, parfois, un bouvier menant ses buffles boire,
De sa conque où soupire un antique refrain
Emplissant le ciel calme et l’horizon marin,
Sur l’azur infini dresse sa forme noire.

La Terre maternelle et douce aux anciens Dieux
Fait à chaque printemps, vainement éloquente,
Au chapiteau brisé verdir une autre acanthe ;

Mais l’Homme indifférent au rêve des aïeux
Ecoute sans frémir, du fond des nuits sereines,
La Mer qui se lamente en pleurant les sirènes.

 

JOSE MARIA DE HEREDIA

 

 

 

 

 

 

POLYNESIE

 

 

 

Sa mère est française. Son père ,espagnol est l’un des plus riches planteurs de café de l’île de Cuba. L’ancêtre de la famille a été le compagnon de Cortez lorsqu’il a découvert le Nouveau Monde.. Jose Maria de Heredia, malgré cette prestigieuse lignée est éduqué en France. Il décide de s’(y installer, la fortune familiale lui permettant d’étudier beaucoup en travaillant peu, le contraire d’un poète maudit.

 

Leconte de Lisle le prend sous sa protection : il apprécie , dans les réunions des parnassiens, la verve méridionale de ce convive qui n’écrit guère.. Herédia mettra plus de trente ans   à parfaire son chef d’oeuvre et unique recueil : ” Les trophées” .. Le succès est immédiat et durable. Les cent dix huit sonnets de cette ” légende des siècles” le mènent à l’Académie Française… L’époque apprécie la perfection de ses vers , sa précision d’orfèvre. L’art de Heredia, magnifique illustration de la poétique du Parnasse, est d’un verbe éclatant et tout d’éloquence.

Cet homme, qui meurt ruiné en 1905 dans un chateau normand, a apporté une inoubliable note d’exotisme, dans une fin de siècle mercantile, et ses vers sonnent encore haut et clair comme les coups d’épée d’un conquistador.

 

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