LA PSYCHANALYSE

Posté par sylvie le 22 juin 2017

LA PSYCHANALYSE

La psychanalyse est une méthode thérapeutique visant à soulager les souffrances de l’individu.

 

Qu’il s’agisse de complexes d’inferiorité, d’angoisses, de phobies, de névroses ( trouble mental), de déviations, d’obsessions…les atteintes de l’ame humaine sont multiples.

 

La psychanalyse se propose de faire remonter du gouffre de l’inconscient les causes, l’origine du mal-être. C’est une méthode destinée à réveler des éléments que l’on croit oubliés, à les faire réapparaitre au grand jour afin de les identifier et de les comprendre.a tache s’annonce souvent longue et difficile, les chemins de la connaissance ne s’ouvrent pas aisément à nous, car en général nous refusons de nous avouer à nous mêmes les préoccupations de notre inconscient, nous les refoulons dans les abysses de notre esprit.
Leur exploration, comme leur remontée à la surface représente un travail long ,pénible , mais indispensable car la prise de conscience pour la psychanalyse est la clé de la guérison. L(investigation psychanalytique n’est pas une recherche de surface, elle s’adresse au plus intime, au plus caché de l’âme humaine, d’où sa première  appellation de  » psychologie des profondeurs ».

 

La cure psychanalytique consiste à donner du sens ou transformer en état conscient quelque chose que nous conservons dans les profondeurs de notre esprit et qui nous fait du mal. La guérison passe donc par une prise de conscience de ce qui nous perturbe, des souvenirs que nous croyons endormis mais qui, en réalité, s’actualisent, agissent en nous, et nous rongent. Le patient doit retrouver lui même les préoccupations de son inconscient; il est l’acteur principal de son analyse, il est l’analysant ,celui qui l’écoute est l’analyste .L’action entreprise est l’analyse dite aussi analytique.

 

Une cure psychanalytique n’est pas le fruit du hasard. Elle est menée par une personne qui a suivi une solide formation fondée sur des connaissances positives. La psychanalyse est avant tout l’application d’un savoir, meme si l’interpretation donne lieu parfois à des tatonnements qui peuvent paraître intuitifs au profane. Le psychanalyse n’a rien d’un devin, ni d’un sorcier, ni d’un magicien. Le patient, lors du premier contact, formule sa demande ,se fait connaitre, raconte son histoire, du moins celle qu’il a dans sa conscience.

 

La première regle à respecter est celle de la libre association, le patient doit parler librement de  » tout ce qui lui passe par la tete » meme si cela lui parait absurde ou incoherent. Il doit appliquer la regle de non omission, c’est à dire ne rien dissimuler. ;à la faveur de l’association, de l’évocation automatique, spontanée une préoccupation inconsciente peut passer à travers le filtre et parvenir à la conscience.

 

QUELLES SONT LES REACTIONS DU PATIENT ? : Il est difficle de parler seule, et même si le psychanalyste intervient, comme pour relancer la recherche quand elle semble s’essouffler, le patient s’arrete souvent. Tout se passe comme si une force cachée s’opposait à la remontée du souvenir obsédant surtout s’il évoque une scene ou situation ayant provoqué un traumatisme. Ces silences, ces freins, ces retards dans l’analyse constituent ce que l’on appelle des  » résistances », le patient s’oppose à lui meme, à son propre effort.
Le psychanalyste n’intervient pas, parfois son silence peut déconcerter, car le patient attend en général un réconfort Mais conseiller ou diriger le patient serait rompre avec la règle de spontaneité de la cure en établissant une relation concrète, de pluscela risquerait de de provoquer l’opposition du patient ou bien encore de lui faire perdre son autonomie,de le mettre en état de dépendance. Mais en aucun cas le psychanalyste demeure passif,il part à la recherche de fissures propres à ébranler la forteresse de l’inconscient. Il guette, afin de les saisir comme par surprise les manifestations de l’inconscient dans la vie quotidienne; en revanche, le psychanalyste ne porte pas de jugement et jamais il ne se pose en moralisateur. Il fait part de ses interpretations au patient au moment choisi par lui et qu’il estime favorable.

 

Une cure est longue, la progression dans les mystères de l’inconscient est longue et difficile,l’accelérer  serait une erreur, il faut progresser par petites touches.

 

Plus qu’une démarche purement intellectuelle, l’analyse est avant tout une expérience personnelle, elle se vit, le patient change, il se réalise, se révèle à lui meme et aux autres sous son vrai jour, sous son véritable aspect qu’il maintenait en sourdine dans la prison de sa souffrance, il libere sa personnalité inconnue de lui et des autres,et son changement est en quelque sorte une renaissance avec un réajustement des défenses de meilleure qualité et d’investissement sublimant les pulsions de vie .

 

 

BEAU REGARD 9

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LES SOUVENIRS D’ENFANCE PENDANT UNE ANALYSE

Posté par sylvie le 10 juin 2017

Une question que l’on se pose souvent : pendant un traitement psychologique, recherche t-on systématiquement les moindres souvenirs d’enfance.

Chacun de nous , à chaque seconde de sa vie est la résultante de ce qu’il a été depuis sa naissance. Chaque moment que nous vivons est l’aboutissement inexorable des millions d’autres moments ( conscients ou inconscients) qui l’ont précédé. De même, le moment que nous vivons devient le point de départ de millions d’autres moments de notre vie ( et de la vie de ceux que nous côtoyons).

Dès notre naissance, chacun de nos actes tisse une gigantesque trame.  De plus, nous sommes engages par les actes de nos parents , les actes des parents de nos parents, etc.. Nombre de personnes croient qu’en analyse, on fouille systématiquement les moindres recoins de l’enfance, exactement comme on chercherait un cheveu dans un champ… C’est absurde. Ceci dit, certains digèrent plus ou moins  leur passé. D’autres le vomissent. D’autres ont eu un passé développant parfaitement  leur personnalité…Certains demeurent accrochés à leur passé, restent infantiles … D’autres non. Certains accumulent des lambeaux de leur passé dans un vieux sac enfoui dans l’inconscient.

Enfin il n’y a pas , dans le passé d’un homme une série de souvenirs, mais une masse considérable de situations. Ces situations sont familiales, sociales, culturelles etc… Au début d’une analyse, chaque personne ” démarre” de façon différente. Certains patients découvrent une masse de souvenirs, parlent de leurs parents, de leur traumatismes d’enfance,et.. D’autre, par contre, disent : ” je n’ai aucun souvenir, je ne me souviens de rien, je n’ai rien à dire, c’est un trou noir … ” De toutes façon, une personne qui arrive à l’âge adulte est affligée d’une personnalité infantile relativement grande, et d’un ” Moi” relativement fort. Le rôle de la psychologie est donc d’éliminer les infantilismes et de renforcer ” le Moi” : donc la personne adulte.

En analyse, chacun est absolument libre de dire tout ce qui lui passe par la tête.. Par conséquent , telle personne va commencer par tous les souvenirs d’enfance conscients qui se présentent. Et cela pour plusieurs raisons : soit parce que cela lui vient à l’esprit, soit parce qu’elle cherche avant tout un ” bouc émissaire” auquel elle puisse endosser tous ses maux. Elle considère que c’est uniquement sa situation passée qui l’a mise dans son état actuel,mais elle ne se demande pas pourquoi à l’âge adulte elle a continué à souffrir de névrose , alors que les causes premières ont disparu.

De toutes façons, le ” raclage” des souvenirs d’enfance reculés est parfois indispensable. Mais qu’est ce qui compte chez une personne atteinte de névrose ? C’est évidemment sa souffrance actuelle, ses symptômes actuels, la façon dont elle réagit actuellement  dans la vie, son inadaptation sociale actuelle…..Mais d’un autre coté ce qu’elle a est actuellement dépend de ce qu’elle a été été pendant son enfance et son adolescence..

En début d’analyse, il s’agit de faire la synthèse de ce que la personne possède (mentalement). Quelle est la force de son “Moi”, quelles sont ses défenses caractérielles? Quelle est l’essence de sa névrose ?  a quoi sert sa névrose ? Quel est son degré d’angoisse ? Pourquoi a t-elle de l’angoisse ? Toutes ces questions sont évidemment primordiales… Peu à peu, à partir de sa situation actuelle, le patient va établir des ” connexions ” avec le passé..

En résumé, il faut examiner avant tout la situation et les souffrances actuelles de la personne, en fonction de l’enfance et de l’adolescence. Il ne faut jamais oublier qu’une vie humaine forme une totalité et que tout ce qui se passa dans notre vie s’inscrit en nous à tout jamais. Une étude a montré que certaines personnes ne consultent pas, justement, par peur de faire remonter tout ce qu’elles ont de douloureux et d’enfoui, et q’elles espèrent maintenir fermement sous un couvercle tant elles ne veulent pas s’y confronter.Pour d’autres,elles arrivent à « tenir » toute leur vie sans problème apparent.Une autre catégorie de personnes tiennent avec parfois des « remontées »de traumatismes anciens mais sans conséquences essentielles, et enfin la dernière catégorie décompensent un jour à l’occasion d’un « rappel » auquel elles ne peuvent se soustraire  et sont obligées de consulter.

 

 

regards

 

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