L’HISTOIRE EST-ELLE UNE SCIENCE ?

Posté par sylvie le 29 octobre 2014

L’historien répond à une exigence de vérité. Le problème étant qu’il raconte un passé auquel il n’a pas été présent. Toutefois cette    exigence de vérité ne suffit pas à faire de l’histoire une science. Toute science a pour but de dégager des constantes ou lois universelles et prédicatives. Or, l’histoire est une discipline    purement empirique: il n’y a pas de lois universelles de l’histoire comme il ya   des lois en physique. L’histoire peut seulement nous enseigner comment les choses se sont passées et    non comment elles se passeront.

Si donc nous définissons une science par son objet, alors l’histoire n’est pas une discipline scientifique: en revanche, elle l’est peut    être par sa méthode : l’historien a pour but de dire ce qui s’est réellement passé à partir de traces qu’il authentifie et interprète.

EN QUOI CONSISTE LE TRAVAIL DE L’HISTORIEN

Le travail de l’historien est un travail d’interprétation : il ne s’agit pas simplement pour lui de faire une chronologie, mais    d’établir le sens et l’importance des évènements ainsi que leurs relations. L’historien ne doit pas expliquer les chaînes causales et établir des lois, mais comprendre un sens, aussi    l’objectivité historique n’a t-elle rien à voir avec l’objectivité scientifique: étant une interprétation.  L’histoire peut et doit toujours être  réécrite. En ce sens, l’histoire est    seulement la façon dont l’homme s’approprie un passé qui n’est pas seulement le sien .

POURQUOI FAISONS NOUS DE L’HISTOIRE

Nous faisons de l’histoire non pour prévoir notre avenir, mais pour garder trace de    notre passé, parce que nous nous posons la question de notre propre identité: c’est parce que l’homme est en quête de lui même , parce qu’il est un être inachevé qui ne sait rien de son avenir    qu’il s’intéresse à son passé. Par l’histoire, l’homme construit et maintient son identité dans le temps.

9xvg8y49superbeimage.jpg

Publié dans HISTOIRE | Pas de Commentaire »

QUELQUES PERSONNAGES QUI ONT MARQUE LE SIECLE

Posté par sylvie le 27 septembre 2014

ROBERT DOISNEAU: Le photographe de l’émotion.
Le 1er avril 1994 Robert Doisneau, l’ami des derniers poètes, le photographe fraternel des bistrots et des rues de Paris, l’homme à l’objectif tendre et lucide, a    commis sa seule mauvaise plaisanterie. Il a rendu son âme à Dieu, même s’il n’y croyait pas trop….    Dès que l’on parle de Doisneau, on songe à son fameux « Baiser volé », à la chaude atmosphère des zincs de la capitale, peuplés de personnages hauts en couleur, aux petits bals des bords de Marne    et, surtout à la banlieue, cette banlieue où il était né.

Ce génie de la photographie de la vie quotidienne avait le don de surprendre l’homme, à la fois dans son décor et dans ses sentiments. Ses portraits sont toujours empreints de chaleur, d’humanité    joyeuse. L’émotion prime : son regard, loin de porter un jugement est un hymne d’amour…

DOISNEAU-2127-Les-chats-de-Bercy-Paris-1974

ALBERT EINSTEIN : Un génie humaniste.
Après de brillantes études, Einstein écrit, à 26 ans, trois mémoires qui vont, littéralement, changer la face du monde. Les deux premiers développés les années    suivantes, lui valurent le Nobel de Physique en 1921 pour ses  » travaux sur le mouvement brownien et son interprétation de l’effet photoélectrique ».. Le troisième mémoire jette les bases de la    relativité restreinte et sera à l’origine de la libération de l’énergie nucléaire.

Cette théorie générale de l’Univers s’est imposée pour expliquer de nombreux phénomènes observés à l’échelle atomique ou astronomique et a eu une influence considérable sur la philosophie    contemporaine.  » Partagé entre la politique et les équations » selon ses propres mots, Einstein milita toute sa vie en faveur de la paix et de la réconciliation des peuples. Il luttera contre la    prolifération des armes nucléaires et apportera son soutien à la cause sioniste….

EINSTEIN
CLAUDE DEBUSSY : Un maître solitaire

Toute l’existence de Claude Debussy s’est déroulée à Paris, dans la plus grande discrétion. Ce n’est pas par hasard que ses camarades du    Conservatoire l’avaient surnommé le Prince des ténèbres.  Épris de liberté, il a refusé le carcan de l’harmonie classique et  et les modèles du passé, ne se reconnaissant qu’un seul    maître,  » le vent qui passe ». Tout lui a été bon pour écrire sa musique : l’exotisme de la Russie, de l’Espagne, de la Grece ou de Java, mais également Wagner et Erik Satie. Il a pris son bien où    bon oui semblait. Dans l’art vocal, il a renouvelé les traditions issues de l’aria et du lied, privilégiant une sobriété proche du langage parlé..

En revanche, il a développé au piano une richesse extrême dans les accords, les rythmes, les sonorités, donnant à sa musique la profonde sensualité qui la caractérise…

 

DEBUSSY

HENRI MATISSE : Le roi des fauves.


Peintre des couleurs vives et des lumières fortes, Matisse est un artiste fasciné par l’Orient et la Méditerranée. De ses nombreux voyages,il ramène une foule de souvenirs qui deviendront autant    de tableaux dont la chaleur tient plus au traitement de la couleur qu’à l’exotisme de la scène. Le plus illustre des représentants du fauvisme, dont le but était de  » remuer le fond sensuel des    hommes » a su, en plus de cinquante ans de carrière, en exploiter toutes les possibilités: la diversité de ses oeuvres est, en effet, une des clés de son    succès..

matisse_musique

Publié dans HISTOIRE | Pas de Commentaire »

VOYAGE ….EN EGYPTE : LES PYRAMIDES

Posté par sylvie le 20 septembre 2014

.LES PYRAMIDES D’EGYPTE

Des sept merveilles du monde, la pyramide de Kheops est la seule que nous pouvons encore admirer aujourd’hui.Avec les ensembles funéraires qui l’entourent, elle est    classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. Incarnation du génie des architectes de la civilisation égyptienne, elle représente l’apogée à une échelle monumentale d’un art et d’un    savoir-faire qui ont évolué en quelques siècles. Si la pyramide de Kheops fascine les spécialistes éminents comme les plus jeunes, c’est très certainement parce qu’elle continue de renfermer de    multiples énigmes. Des questions restent en suspens et animent les esprits les plus imaginatifs.

Héritière de la pyramide à degrés dont la première réalisation, dédiée au pharaon Djeser, est construite vers 2650 avant notre ère par l’architecte Imhotep à    Saqqarah, la pyramide de Kheops présente quatre faces lisses, à l’image de celle de Snéfrou qui la précède. Le début des travaux commence  dès la prise du pouvoir du pharaon qui règne de    2590 0 a 2565  avant J.C. Elle adopte d’impressionnantes dimensions proportionnelles à la richesse du souverain. D’une hauteur de 147 mètres, aujourd’hui diminuée de 9 mètres, et d’une    largeur de 230 mètres elle couvre cinq hectares. Elle est traversée par de longs couloirs rectilignes qui mènent à une chambre souterraine, à la chambre de la reine et à la chambre du roi.    Dominant le plateau de Gizeh comme l’ont voulu ses architectes, elle sera par la suite entourée des pyramides de Kephren, de Mykerinos ainsi que du Sphinx.

L’absence de dépouille dans le sarcophage de granit rose à fait naître bon nombre de théories. Depuis des siècles, les hypothèses vont bon train. Le monument ne    serait pas la sépulture d’une momie royale. C’est ainsi que la Grande Pyramide a successivement été vue comme un grenier à blé, une gigantesque bibliothèque, un coffre-fort, une mémoire de    l’unité de mesure du pays, le lieu choisi pour les rites d’initiation du culte d’Isis, un instrument astronomique, une matérialisation de la connaissance du nombre pi et de la rotondité de la    Terre, mais aussi et plus curieusement une balise émergée pour guider Noce en plein déluge, un sarcophage renfermant l’Arche d’alliance, le témoignage de rescapés de l’Atlantide engloutie ou    encore l’accès vers un prétendu monde à l’intérieur de la Terre.

La thèse astronomique pourrait être retenue car la disposition de la pyramide, dont les quatre faces sont exactement orientées en idrection des quatre points    cardinaux, peut surprendre et faire réfléchir. De plus, les conduits de ventilation dans les chambres du roi et de la reine  pointent en ascendance constante vers le nord et le sud. Mais il    est inutile de faire de ces observations  une interprétation hasardeuse et dénuée de preuves matérielles. Nous pouvons simplement constater l’étendue des connaissances, précises et fiables,    de la civilisation égyptenne  dans les domaines de mathématiques et de l’étude des astres, ainsi que la croyance l’élévation vers le ciel du pharaon défunt.

La question des conditions et du mode d’édification de la pyramide de Kheops et des deux autres pyramides de Gizeh ,apporte un même flot d’hypothèses et un début de    certitude. Les Égyptiens ne nous ont en effet légué aucun témoignage à ce sujet. Les résultats des fouilles archéologiques permettent d’avancer un tableau plus ou moins précis du chantier. Celui    ci est une véritable fourmilière qui réunit les contremaîtres, les géomètres, et les divers artisans spécialisés, tels que les tailleurs de pierre. La main d’oeuvre, recrutée parmi les paysans du    pays et non parmi des esclaves dirigés à coups de fouet comme la légende aime le répéter, ,peut compter jusqu’à 30 000 individus en période de crue du Nil. Elle est logée et nourrie mais n’est    pas payée. Seul le patron du domaine agricole auquel appartient l’ouvrier est dédommagé. D’après Hérodote, le chantier de la pyramide de Kheops a duré vingt ans.

L’interrogation centrale reste celle ci : comment les Égyptiens ont-ils pu déplacer et élever 2 300 000 blocs de pierres et en faire de telles merveilles    architecturales ? Acheminée sur le Nil en crue, les pierres étaient débarquées sur le plateau avant d’être déposés sur des traîneaux de bois pour être déplacées vers le chantier. Et ensuite ?    Différentes thèses s’opposent Certains historiens , comme Herodote, ont avancé l’idée du balancier mais le dispositif paraît insuffisant vu le poids des blocs  qui se mesure en tonne.    L’éventualité de l’usage de la poulie et du treuil est tout a fait impossible quand on sait que la roue n’existe pas encore. L’ hypothèse de la rampe est donc la plus plausible d’autant plus que    cette technique a laissé des souvenirs dans quelques dessins et dans le sol qui entoure la pyramide.

La rampe qui évolue au fil de l’élévation du chantier, peut revêtir differents aspects. La rampe hélicoïdale longe parfaitement les parois, la rampe en spirale    s’enroule autour du monument, la rampe frontale se dirige depuis l’extérieur vers un côté à la perpendiculaire  de celui ci … Les contraintes de chacun de ces dispositifs conduisent les    archéologues à ne pas s’arrêter définitivement sur l’un d’eux. La rampe hélicoïdale pose le problème du virage de la pierreà 90° et la rampe en spirale  ne peut s’imaginer qu’en fin de    chantier quand la rampe frontale devient trop longue ou trop inclinée pour atteindre les dernières hauteurs du monument.

Toutes ces théories, longuement élaborées, sont balayées par certains ufologues qui prétendent détenir l’explication. Ils avancent l’idée que les Égyptiens auraient    simplement eu recours à une aide extraterrestre. Conclusion qui n’est pas désarmer la communauté scientifique.

VOYAGE ....EN EGYPTE : LES PYRAMIDES dans HISTOIRE pyramide_de_kheops

Publié dans HISTOIRE | Pas de Commentaire »

QUELQUES PERSONNAGES QUI ONT MARQUE L’HISTOIRE

Posté par sylvie le 18 avril 2014

LES CURIE  :  la famille    des prix Nobel

 

S’il est un nom indissociable de la radioactivité,depuis la découverte du radium (1898) jusqu’à la    création des laboratoires de physique nucléaire, c’est bien celui des Curie.

Tout d’abord, il y’a Pierre Curie (1859-1906) et sa femme Marie (1867-1934). Tous deux, avec Henri    Becquerel, reçurent le prix Nobel de Physique, en 1903 pour leurs travaux sur la radioactivité naturelle. Cette découverte apporta d’immenses moyens d’étude sur la constitution de l’atome et du    noyau atomique, et trouva des applications multiples en physique, en chimie et en thérapeutique.

 

En 1911 Marie Curie isola le radium à l’état métallique et fut récompensée par un second Nobel, de chimie    cette fois. Sa fille Irène, qui se maria en 1926 avec un autre physicien, Frederic Joliot, découvrit en 1934 avec son mari le0rincipe même de la radioactivité    artificielle.

 

Irène et Frédéric Joliot-Curie reçurent pour leurs recherches le troisième prix Nobel de la famille,    celui de chimie, en 1935.

 

 

curielabo.jpg

 

SALVADOR DALI:  le surréalisme au quotidien

 

Peintre, graveur, et écrivain catalan, Salador Dali fut, de son vivant  » l’artiste le plus célèbre du    monde ……après Picasso. 

 

Ce fils de notaire s’est identifié,pour le meilleur et pour le pire, au surréalisme le faisant même    entrer  dans les chaumières par le biais de la télévision, et de la publicité. Les moustaches, l’accent, les excentricités de ce clown de génie sont dans toutes les mémoires. Malgré un    énorme déchet, dû à une surproduction mercantile, son oeuvre est l’une des plus audacieuses et des plus accomplies de la peinture surréaliste dont il fut le fougueux animateur de 1929 a    1939.  Il  a collaboré avec le cinéaste Luis Bunuel, mis au point une  méthode paranoïaque-critique, et transcrit ses hantises à dominante sexuelle, morbide et scatologique, sur    des toiles dont la facture académique compense la stupéfiante invention onirique.

 

 

 dali107-1280.jpg

 

CLAUDE DEBUSSY :    un maître    solitaire

 

Toute l’existence de Claude Debussy s’est déroulée à Paris, dans la plus grande discrétion.Ce n’est pas    par hasard que ses camarades du Conservatoire l’avaient surnommé le Prince des ténébres.

 

Epris de liberté, il a refusé le carcan de l’harmonie classique et les modèles du passé, ne se    reconnaissant qu’un seule maître  » le vent qui passe « . Tout lui a été bon pour écrire sa musique: l’exotisme de la Russie, de l’Espagne, de la Grèce ou de Java., mais également de Wagner et Erik    Satie. Il a pris son bien où bon lui semblait. Dans l’art vocal, il a renouvelé les traditions issues de l’aria et du lied, privilégiant une sobriété proche du langage parlé. En revanche, il a    développé au piano une richesse extrême dans les accords, les rythmes, les sonorités, donnant à sa musique la profonde sensualité qui la caractérise.

 

claudedebussyc8cy.jpg

 

CHRISTIAN DIOR : la bombe du    new-look

 

Il suffit parfois d’une seule journée pour changer un destin. C’est ce qui est arrivé à Christian Dior. A    42  ans, cet homme tranquille, au physique plutôt banal, créa sa propre maison de haute couture, sur le tard, grâce à l’appui financier de Marcel Boussac. Il lança sa première collection,    sous la neige et en pleines restrictions, le 12 février 1947 au 30 avenue Montaigne.

 

Contraste saisissant entre un Paris glacé et presque affamé et le luxe éblouissant de la bombe lancée par    Dior: la mode new-look.  Le succès fut immédiat et complet. Devant l’extrème  élégance des mannequins- tailles de guêpe, jupes longues en corolle, le tout coiffé d’immenses capelines-     les observatrices américaines s’extasièrent – «  »  Dieu veuille secourir ceux qui ont acheté avant d’av oir vu la collection de Dior, écrivit une journaliste. Il est génial, il a tout changé    ! « 

 

Toujours est-il  que la mode s’était trouvé un nouveau roi et que les retombées économiques furent    immenses, des deux côtés de l’Atlantique.

 

christian-dior.jpg

Publié dans HISTOIRE | Pas de Commentaire »

 

pas d'histoires entre nous |
journal de la guenon du bou... |
meslivrespreferees |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Because the words are my life
| LA CULTURE ET L'UNIVERSALISME
| ENVIE DE LECTURE