J AIME

Posté par sylvie le 12 janvier 2017

J’aime ces doux oiseaux, qui promènent dans l’air
Leur vie et leur amour, et plus prompts que l’éclair,
Qui s’envolent ensemble !
J’aime la fleur des champs, que l’on cueille au matin,
Et que le soir, au bal, on pose sur son sein
Qui d’enivrement tremble !

OISEAUX CC

J’aime les tourbillons des danses, des plaisirs,
Les fêtes, la toilette, et les tendres désirs
Qui s’éveillent dans l’âme !
J’aime l’ange gardien qui dirige mes pas,
Qui me presse la main, et me donne tout bas
Pour les maux un dictame !

J’aime du triste saule, au soir muet du jour,
La tête chaude encor, pleine d’ombre et d’amour,
Qui se penche et qui pense !
J’aime la main de Dieu, laissant sur notre coeur
Tomber en souriant cette amoureuse fleur
Qu’on nomme l’espérance !

J’aime le doux orchestre, en larmes, gémissant
Qui verse sur mon âme un langoureux accent,
Une triste harmonie !
J’aime seule écouter le langage des cieux
Qui parlent à la terre, et l’emplissent de feux
De soleil et de vie.

J’aime aux bords de la mer, regardant le ciel bleu,
Qui renferme en son sein la puissance de Dieu,
M’asseoir toute pensive !
J’aime à suivre parfois en des rêves dorés
Mon âme qui va perdre en des flots azurés
Sa pensée inactive !

REVEUSE

J’aime l’effort secret du coeur, qui doucement
S’agite, la pensée au doux tressaillement,
Que l’on sent en soi-même !
Mieux que l’arbre, l’oiseau, la fleur qui plaît aux yeux,
Le saule tout en pleurs, l’espérance des Cieux…
J’aime celui qui m’aime.

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ENSEMBLE – poème nostalgique

Posté par sylvie le 1 octobre 2016

ENSEMBLE

Viens te mettre à côté de moi, sur le banc devant la maison, femme.
C’est bien ton droit, il va y avoir quarante ans qu’on est ensemble.
Ce soir, et puisqu’il fait beau, et c’est aussi le soir de notre vie :
tu as bien mérité, vois-tu, un petit moment de repos.

Voilà que les enfants, à cette heure, sont casés,ils s’en sont allés par le monde ;

et de nouveau, on n’est rien que tous les deux, comme quand on a commencé

Femme tu te souviens ?
On n’avait rien pour commencer, tout était à faire,
et on s’y est mis, mais c’est dur,il faut du courage, de la persévérance.

Il faut de l’amour, et l’amour n’est pas ce qu’on voit quand on commence.
Ce n’est pas seulement ces baisers qu’on échange, ces petits mots qu’on se glisse à l’oreille, ou bien se tenir serrés l’un contre l’autre ;
le temps de la vie est long, le jour des noces n’est qu’un jour ;
c’est ensuite qu’a commencé la vie…

Il faut faire, c’est défait ;il faut refaire et c’est défaire encore.

Les enfants viennent, il faut les nourrir, les habiller, les élever :
ça n’en finit plus, il arrive aussi qu’ils soient malades ;
tu étais debout toute la nuit, moi je travaillais du matin au soir.
Il y a des fois qu’on désespère,et les années se suivent et on n’avance pas et il semble souvent qu’on revient en arrière.

Tu te souviens femme, ou quoi ?
Tous ces soucis, tous ces tracas ; seulement tu as été là.
On est restés fidèles l’un à l’autre.
Et aussi, j’ai pu m’appuyer sur toi, et toi tu t’appuyais sur moi.
On a la chance d’être ensemble, on s’est mis tous les deux à la tâche, on a duré, on a tenu le coup.

Le vrai amour n’est pas ce qu’on croit.
Le vrai amour n’est pas d’un jour mais de toujours.
C’est de s’aider, de se comprendre.
Et peu à peu on voit que tout s’arrange,les enfants sont devenus grands, ils ont bien tourné :

on leur avait donné l’exemple,
on a consolidé les assises de la maison,que toutes les maisons du pays soient solides et la pays sera solide, lui aussi.

C’est pourquoi, mets toi à côté de moi et puis regarde,
car c’est le temps de la récolte et le temps des engagements,
quand il fait rose comme ce soir, et une poussière rose monte partout entre les arbres.
Mets-toi à côté de moi, on ne parlera pas,on n’a plus besoin de rien se dire,
on n’a besoin que d’être ensemble encore une fois …

 

Poème de Charles Ferdinand RAMUZ – Écrivain Suisse -

ROMANTISME2

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LA MER

Posté par sylvie le 5 mai 2016

Le temple est en ruine au haut du promontoire.
Et la Mort a mêlé, dans ce fauve terrain,
Les Déesses de marbre et les Héros d’airain
Dont l’herbe solitaire ensevelit la gloire.

Seul, parfois, un bouvier menant ses buffles boire,
De sa conque où soupire un antique refrain
Emplissant le ciel calme et l’horizon marin,
Sur l’azur infini dresse sa forme noire.

La Terre maternelle et douce aux anciens Dieux
Fait à chaque printemps, vainement éloquente,
Au chapiteau brisé verdir une autre acanthe ;

Mais l’Homme indifférent au rêve des aïeux
Ecoute sans frémir, du fond des nuits sereines,
La Mer qui se lamente en pleurant les sirènes.

 

JOSE MARIA DE HEREDIA

 

 

 

 

 

 

POLYNESIE

 

 

 

Sa mère est française. Son père ,espagnol est l’un des plus riches planteurs de café de l’île de Cuba. L’ancêtre de la famille a été le compagnon de Cortez lorsqu’il a découvert le Nouveau Monde.. Jose Maria de Heredia, malgré cette prestigieuse lignée est éduqué en France. Il décide de s’(y installer, la fortune familiale lui permettant d’étudier beaucoup en travaillant peu, le contraire d’un poète maudit.

 

Leconte de Lisle le prend sous sa protection : il apprécie , dans les réunions des parnassiens, la verve méridionale de ce convive qui n’écrit guère.. Herédia mettra plus de trente ans   à parfaire son chef d’oeuvre et unique recueil : ” Les trophées” .. Le succès est immédiat et durable. Les cent dix huit sonnets de cette ” légende des siècles” le mènent à l’Académie Française… L’époque apprécie la perfection de ses vers , sa précision d’orfèvre. L’art de Heredia, magnifique illustration de la poétique du Parnasse, est d’un verbe éclatant et tout d’éloquence.

Cet homme, qui meurt ruiné en 1905 dans un chateau normand, a apporté une inoubliable note d’exotisme, dans une fin de siècle mercantile, et ses vers sonnent encore haut et clair comme les coups d’épée d’un conquistador.

 

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LORSQUE TOUT DORT

Posté par sylvie le 23 octobre 2015

Lorsque_tout_dort

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HIVER

Posté par sylvie le 21 décembre 2014

HIVER

NUIT D HIVER

 

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.

Pas un bruit, pas un son; toute vie est éteinte.

Mais on entend parfois, comme une morne plainte,

Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.
Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.

L’hiver s’est abattu sur toute floraison;

Des arbres dépouillés dressent à l’horizon

Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.
La lune est large et pâle et semble se hâter.

On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.

De son morne regard elle parcourt la terre,

Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.

TUBE HIVER

 


Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde

, Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant;

Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,

Aux étranges reflets de la clarté blafarde.


Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux

!Un vent glacé frissonne et court par les allées;

Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,

Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.


Dans les grands arbres nus que couvre le verglas

Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège;

De leur œil inquiet ils regardent la neige,

Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.


GUY DE MAUPASSANT

Amsterdam 03-2005 (56)

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LES OISEAUX

Posté par sylvie le 6 décembre 2014

Orchestre du Très-Haut, bardes de ses louanges,

Ils chantent à l’été des notes de bonheur :

Ils parcourcourent les airs avec des ailes d’anges

Echappés tout joyeux des jardins du Seigneur.

Tant que durent les fleurs, tant que l’épi qu’on coupe

Laisse tomber un grain sur les sillons jaunis,

Tant que le rude hiver n’a pas gelé la coupe

Où leurs pieds vont poser comme aux bords de leurs nids.

Ils remplissent le ciel de musique et de joie:

La jeune fille embaume et verdit leur prison,

L’enfant passe la main sur leur duvet de soie,

Le vieillard les nourrit au seuil de sa maison.

Mais dans les mois d’hiver, quand la neige et le givre

Ont remplacé la feuille et le fruit, où vont-ils ?

Ont-ils cessé d’aimer ? Ont-ils cessé de vivre ?

Nul ne sait le secret de leurs lointains exils.

On trouve au pied de l’arbre une plume souillée,

Comme une feuille morte où rampe un ver rongeur,

Que la brume des nuits a jaunie et mouillée,

Et qui n’a plus, hélas! ni parfum ni couleur.

On voit pendre à la branche un nid rempli d’écailles,

Dont le vent pluvieux balance un noir débris :

Pauvre maison en deuil et vieux pan de murailles

Que les petits, hier, réjouissaient de cris.

O mes charmants oiseaux, vous si joyeux d’éclore !

La vie est donc un piège où le bon Dieu vous prend ?

Hélas! c’est comme nous . Et nous chantons encore!

Que Dieu serait cruel, s’il n’était pas si grand !

ALPHONSE DE LAMARTINE

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INVITATION AU VOYAGE

Posté par sylvie le 21 octobre 2014

L’INVITATION AU VOYAGE

Mon enfant, ma soeur,

Songe à la douceur

D’aller vivre là – bas ensemble!

Aimer à loisir

Aimer et mourir

Au pays qui te ressemble

Les soleils mouillés

De ces ciels brouillés

Pour mon esprit ont les charmes

Si mystérieux de tes traitres yeux

Brillant à travers leurs larmes.

La, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,

Polis par les ans,

Décoreraient notre chambre,

Les plus rares fleurs

Mêlant leurs odeurs

Aux vagues senteurs de l’ambre

Les riches plafonds,

Les miroirs profonds,

La splendeur orientale,

Tout y parlerait à l’âme en secret

Sa douce langue natale.

La , tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux

Dormir ces vaisseaux

Dont l’humeur est vagabonde,

C’est pour assouvir ton moindre désir,

Qu’ils viennent du bout du monde

Les soleils couchants

Revêtent les champs

Les canaux,

La ville entière,

D’hyacinthes et d’or,

Le monde s’endort

Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe , calme et volupté.

CHARLES BAUDELAIRE   Les Fleurs du Mal

mes tubes romantique

Les Fleurs du mal sont un recueil  poétique de Baudelaire publié en 1857, reprenant toutes ses créations depuis  1840. L’ouvrage a été retouché en 1861 après avoir été condamné en justice pour  immoralité, puis complété à titre posthume en 1868 pour sa dernière édition.  Baudelaire y évoque ses tourments internes, la fêlure qui meurtrit son âme, la  lutte sans fin entre le Spleen et l’Idéal qui le consume inexorablement.

« L’invitation au voyage » est un poème versifié célèbre extrait de la  première (et majeure) partie du recueil intitulée « Spleen et Idéal ». Il a été inspiré par Marie Daubrun, une actrice dont le poète s’est brièvement  mais intensément épris. Baudelaire lui déclare ici un amour plus mystique que  sensuel. Le voyage auquel le poète invite sa bien-aimée n’est qu’une promesse de  voyage s’épanouissant dans le rêve. C’est une invitation à se rendre dans un  lieu privilégié, un lieu idéal censé apporter un remède et un réconfort au poète  qui lutte avec le spleen. La quête de ce pays lointain se confond un moment avec  l’évocation de la femme aimée. Baudelaire s’adresse à elle car il est sûr  qu’elle communie à sa vision inspirée. Il s’agit d’une rêverie devant des  tableaux de Vermeer et de Ruysdael. En effet cette contrée pourrait bien être la  Hollande, « Pays singulier, noyé dans les brumes de notre Nord, et qu’on  pourrait appeler l’Orient de l’Occident, la Chine de l’Europe, » écrira  plus tard Baudelaire dans les Petits Poèmes en prose. C’est un moderne « embarquement pour Cythère » où il s’agit d’aller vivre avec la femme  aimée, muse du poète, loin des dures réalités ordinaires.

 

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VICTOR HUGO

Posté par sylvie le 4 octobre 2014

VICTOR HUGO

Hugo! Quatre lettres répandues dans tout son siècle et dans le monde entier.

Voyagez un peu aujourd’hui : vous le rencontrez partout : dans les contrées les plus reculées, il est là . Ou bien son nom est peint sur un mur, affiché à une devanture, ou vivant dans la mémoire    de quelque habitant de ses histoires, lues sur les bancs de toutes les écoles! Certains vont dire que la plus juste rime à Hugo c’est parano … il est vrai que parfois, il en fait … Mais ce qui    peut l’installer pour jamais dans la sympathie de tous ceux qui parviennent à dépasser ses outrances, c’est son humanité profonde, sa générosité, sa sincérité, son courage, sa lutte incessante    pour que le peuple soit fier d’être ! Ce n’est pas pour rien que près de deux millions de personnes accompagnèrent son cercueil au Panthéon!

Le père de Victor, Le major Brutus Hugo rencontre Sophie Trébuchet , 23 ans, très cultivée, elle est gracile, sûre d’elle mais discrète, plutôt rêveuse et même secrète, ils tombent amoureux l’un    de l’autre – Ils se marient en 1797. Un premier enfant naît en 1798 : Abel – Puis un deuxième en 1800 : Eugène- Un troisième enfin ! Et quel troisième: Victor Marie , le 26 fevrier 1802 à    Besançon . Le médecin qui a pratiqué l’accouchement prévient les parents : leur petit Victor-Marie ne vivra pas vingt quatre heures … Il va vivre plus de quatre vingt ans !

Vingt quatre heures à vivre! Victor Hugo va passer chaque jour de sa vie come s’il ne lui restait que vingt quatre heures à vivre : il veut tout faire, tout dire, tout voir avant de partir. Il    faut l’imaginer ,les yeux écarquilles derrière la vitre des voitures à chevaux qui le conduisent avec sa famille en Corse en 1804, en Italie en 1807; Rome, Naples..

Victor, à Madrid passe un an au collège des nobles. Il a neuf ans et ce qu’il voit s’imprime pour toujours dans sa mémoire. Ses pièces de théâtre, beaucoup de ses poèmes, en porteront la marque.    Même les meubles qu’il sculpte, les dessins qu’il crée, et qu’on peut voir dans les demeures qu’il a occupées, semblent sortir d’une Ibérie mal remise de ses cauchemars. Retour à Paris où les    parents de Victor se séparent ..

«  Je veux être Chateaubriand ou rien » lorsque le jeune Victor, quatorze ans, écrit ce décasyllabe dans son cahier de vers, la tornade Hugo vient de se mettre en route… Elle va balayer    tout le XIXe siècle, le XXe aussi, et ce n’est pas fini … Son père Brutus, tente de l’arrêter en l’enfermant au Collège Louis le Grand. On y gave Victor de mathématiques. Peine perdue.. Certes,    Victor est attiré par les inconnues à résoudre, mais elles logent ailleurs que dans les formules algébriques.. En attendant de les énumérer bientôt dans ses carnets d’adulte conquérant, il    traduit Virgile, écrit une tragédie, à quinze ans. En 1817 son poème «  le Bonheur que procure l’étude «  obtient la cinquième place au concours de l’Académie Française. Il en est à la    fois heureux et marri ..

En 1818 Victor renonce à Polytechnique, et puisqu’il faut faire des études, il s’inscrit en droit. La plume, elle, ne cesse de tourbillonner. En février, 1819 elle rapporte de l’académie des Jeux    Floraux de Toulouse un lys d’or pour une ode sur le rétablissement de la statue d’Henri IV; Ce lys d’or , premier trophée demeurera longtemps accroché au-dessus de la cheminée dans les    différentes demeures hugoliennes. Sa mère en est très fière, mais elle est malade, très malade .. Elle meurt le 27 juin 1821. Victor est désemparé. Il quitte Paris, à pied.. Pendant trois jours    il marche sans s’arrêter … Ou va – t-il ? A Dreux chez Monsieur et Madame Foucher, les parents d’Adèle , une jeune femme dont il est tombé amoureux , Eugène le frère de Victor lui aussi lui voue    un amour fou …

Adèle et Victor se marient .. Eugène devient fou, il mourra en 1837 – Victor en ressent jun lourd chagrin mais ne cesse d’écrire, de publier «  Odes et poésies diverses » puis en 1823     «  Hans d’Islande ».

Les années Juliette : Victor Hugo va recevoir plus de vingt mille lettres aussi débordantes d’amour, toutes envoyées par celle qui lui a consacré sa vie : Juliette Drouet.. La fidélité de    Juliette est absolue pendant cinquante ans, jusqu’à sa mort! Elle va le suivre partout, elle est sa muse, son inspiratrice, son ange gardien et consolateur. Elle demeure cloitrée et cachée comme    il l’exige, recopiant les manuscrits, toujours dans l’ombre, sans jamais protester, supportant tout de Victor, même ses infidélités .

La mort de sa fille Léopoldine est une tragédie pour lui ..A travers le recueil «  Les contemplations » on peut lire l’image d’un père qui a failli mourir de chagrin, qui surmonte sa    douleur, qui se résigne ..

Victor Hugo se lance en politique à corps perdu , depuis toujours sensible à la misère, il commence un roman intitulé provisoirement «  Les misères » qui deviendra «  Les    Misérables » … Nommé pair de France, il prononce son premier discours à la Chambre le 19 mars1846 , il est élu déplu à Paris… Il fuit ensuite en Belgique à cause de Louis Napoléon..

La popularité de Victor Hugo est immense lorsqu’il rentre en France .. On reconnaît en lui le défenseur des opprimés, le proscrit qui n’a cessé de combattre le pouvoir que s’est accordé un seul    homme – Napoléon III…

Dans sa vie privée, le sort s’acharne contre lui : son fils Charles meurt subitement, à Bordeaux. En 1872 sa fille Adèle, qui a vécu un amour malheureux pour un officier anglais , devient folle .    Elle est internée à Saint Mandé ou elle mourra en 1915. En décembre 1873 il perd son second fils François Victor. , En 1877 il publie la deuxième partie de «  La légende des Siècles »,     puis l’émouvant «  Art d’être grand-père » ….

Après une congestion cérébrale qui le terrasse en 1878 Victor cesse quasiment d’écrire.. Le 11 mai 1883 celle qui l’a toujours aimé au-delà de tout , Juliette, meurt , à soixante dix sept ans..

Le 15 mai 1885 Victor Hugo prend froid.. Le lendemain il est alité avec une forte fièvre qui ne le quitte pas dans les jours qui suivent. Il meurt d’une congestion pulmonaire le vendredi 22 mai ,    à quatre vingt trois ans. Le gouvernement décide de lui faire des obsèques nationales. Son corps est exposé sur un immense catafalque installé sous l’Arc de Triomphe. Plus de deux millions de    personnes suivent ses obsèques, le 1 er juin. Il est conduit tout droit au Panthéon, dans le corbillard qu’il avait choisi : celui des pauvres..

Hugo vous parle :

«  la nuit, on pense mieux, la tête est moins pleine de bruits » (Ruy Blas.)

«  La haine, c’est l’hiver du cœur «  ( les Contemplations)

«  je n’ai plus d’ennemis quand ils sont malheureux ( Carnets)

«  Les mots sont les passants mystérieux de l’âme » ( Les Châtiments)

« la musique, c’est du bruit qui pense ( Fragments)

«  Ainsi, la paresse est mère, elle a un fils, le vol

VICTOR HUGO

  • Demain, dès l’aube…

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai.

  • Vois-tu, je sais que tu m’attends
  • . J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
  • Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées
  • , Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
  • Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
  • Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
    Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
  • Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
  • Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
  • Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur

         CAMPAGNE

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A UNE PASSANTE

Posté par sylvie le 30 septembre 2014

A une passante

frpar Charles Baudelaire

La rue assourdissante autour de moi hurlait.

Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,

Une femme passa, d’une main fastueuse

Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.

Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,

Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,

La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté

Dont le regard m’a fait soudainement renaître,

Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?
Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !

Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,

Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais

passante

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LES OISEAUX

Posté par sylvie le 25 septembre 2014

 

LES OISEAUX

 

Le poète est semblable aux oiseaux de passage,

Qui ne bâtissent point leurs nuits sur le rivage,

  Qui ne se posent pas sur les rameaux de bois.

Nonchalamment bercés sur le courant de l’onde,

Ils  passent en chantant loin des bords.

Et le monde ne connaît rien d’eux

Que leur voix.

ALPHONSE DE LAMARTINE

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