LA PSYCHANALYSE

Posté par sylvie le 22 juin 2017

LA PSYCHANALYSE

La psychanalyse est une méthode thérapeutique visant à soulager les souffrances de l’individu.

 

Qu’il s’agisse de complexes d’inferiorité, d’angoisses, de phobies, de névroses ( trouble mental), de déviations, d’obsessions…les atteintes de l’ame humaine sont multiples.

 

La psychanalyse se propose de faire remonter du gouffre de l’inconscient les causes, l’origine du mal-être. C’est une méthode destinée à réveler des éléments que l’on croit oubliés, à les faire réapparaitre au grand jour afin de les identifier et de les comprendre.a tache s’annonce souvent longue et difficile, les chemins de la connaissance ne s’ouvrent pas aisément à nous, car en général nous refusons de nous avouer à nous mêmes les préoccupations de notre inconscient, nous les refoulons dans les abysses de notre esprit.
Leur exploration, comme leur remontée à la surface représente un travail long ,pénible , mais indispensable car la prise de conscience pour la psychanalyse est la clé de la guérison. L(investigation psychanalytique n’est pas une recherche de surface, elle s’adresse au plus intime, au plus caché de l’âme humaine, d’où sa première  appellation de  » psychologie des profondeurs ».

 

La cure psychanalytique consiste à donner du sens ou transformer en état conscient quelque chose que nous conservons dans les profondeurs de notre esprit et qui nous fait du mal. La guérison passe donc par une prise de conscience de ce qui nous perturbe, des souvenirs que nous croyons endormis mais qui, en réalité, s’actualisent, agissent en nous, et nous rongent. Le patient doit retrouver lui même les préoccupations de son inconscient; il est l’acteur principal de son analyse, il est l’analysant ,celui qui l’écoute est l’analyste .L’action entreprise est l’analyse dite aussi analytique.

 

Une cure psychanalytique n’est pas le fruit du hasard. Elle est menée par une personne qui a suivi une solide formation fondée sur des connaissances positives. La psychanalyse est avant tout l’application d’un savoir, meme si l’interpretation donne lieu parfois à des tatonnements qui peuvent paraître intuitifs au profane. Le psychanalyse n’a rien d’un devin, ni d’un sorcier, ni d’un magicien. Le patient, lors du premier contact, formule sa demande ,se fait connaitre, raconte son histoire, du moins celle qu’il a dans sa conscience.

 

La première regle à respecter est celle de la libre association, le patient doit parler librement de  » tout ce qui lui passe par la tete » meme si cela lui parait absurde ou incoherent. Il doit appliquer la regle de non omission, c’est à dire ne rien dissimuler. ;à la faveur de l’association, de l’évocation automatique, spontanée une préoccupation inconsciente peut passer à travers le filtre et parvenir à la conscience.

 

QUELLES SONT LES REACTIONS DU PATIENT ? : Il est difficle de parler seule, et même si le psychanalyste intervient, comme pour relancer la recherche quand elle semble s’essouffler, le patient s’arrete souvent. Tout se passe comme si une force cachée s’opposait à la remontée du souvenir obsédant surtout s’il évoque une scene ou situation ayant provoqué un traumatisme. Ces silences, ces freins, ces retards dans l’analyse constituent ce que l’on appelle des  » résistances », le patient s’oppose à lui meme, à son propre effort.
Le psychanalyste n’intervient pas, parfois son silence peut déconcerter, car le patient attend en général un réconfort Mais conseiller ou diriger le patient serait rompre avec la règle de spontaneité de la cure en établissant une relation concrète, de pluscela risquerait de de provoquer l’opposition du patient ou bien encore de lui faire perdre son autonomie,de le mettre en état de dépendance. Mais en aucun cas le psychanalyste demeure passif,il part à la recherche de fissures propres à ébranler la forteresse de l’inconscient. Il guette, afin de les saisir comme par surprise les manifestations de l’inconscient dans la vie quotidienne; en revanche, le psychanalyste ne porte pas de jugement et jamais il ne se pose en moralisateur. Il fait part de ses interpretations au patient au moment choisi par lui et qu’il estime favorable.

 

Une cure est longue, la progression dans les mystères de l’inconscient est longue et difficile,l’accelérer  serait une erreur, il faut progresser par petites touches.

 

Plus qu’une démarche purement intellectuelle, l’analyse est avant tout une expérience personnelle, elle se vit, le patient change, il se réalise, se révèle à lui meme et aux autres sous son vrai jour, sous son véritable aspect qu’il maintenait en sourdine dans la prison de sa souffrance, il libere sa personnalité inconnue de lui et des autres,et son changement est en quelque sorte une renaissance avec un réajustement des défenses de meilleure qualité et d’investissement sublimant les pulsions de vie .

 

 

BEAU REGARD 9

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LES SOUVENIRS D’ENFANCE PENDANT UNE ANALYSE

Posté par sylvie le 10 juin 2017

Une question que l’on se pose souvent : pendant un traitement psychologique, recherche t-on systématiquement les moindres souvenirs d’enfance.

Chacun de nous , à chaque seconde de sa vie est la résultante de ce qu’il a été depuis sa naissance. Chaque moment que nous vivons est l’aboutissement inexorable des millions d’autres moments ( conscients ou inconscients) qui l’ont précédé. De même, le moment que nous vivons devient le point de départ de millions d’autres moments de notre vie ( et de la vie de ceux que nous côtoyons).

Dès notre naissance, chacun de nos actes tisse une gigantesque trame.  De plus, nous sommes engages par les actes de nos parents , les actes des parents de nos parents, etc.. Nombre de personnes croient qu’en analyse, on fouille systématiquement les moindres recoins de l’enfance, exactement comme on chercherait un cheveu dans un champ… C’est absurde. Ceci dit, certains digèrent plus ou moins  leur passé. D’autres le vomissent. D’autres ont eu un passé développant parfaitement  leur personnalité…Certains demeurent accrochés à leur passé, restent infantiles … D’autres non. Certains accumulent des lambeaux de leur passé dans un vieux sac enfoui dans l’inconscient.

Enfin il n’y a pas , dans le passé d’un homme une série de souvenirs, mais une masse considérable de situations. Ces situations sont familiales, sociales, culturelles etc… Au début d’une analyse, chaque personne ” démarre” de façon différente. Certains patients découvrent une masse de souvenirs, parlent de leurs parents, de leur traumatismes d’enfance,et.. D’autre, par contre, disent : ” je n’ai aucun souvenir, je ne me souviens de rien, je n’ai rien à dire, c’est un trou noir … ” De toutes façon, une personne qui arrive à l’âge adulte est affligée d’une personnalité infantile relativement grande, et d’un ” Moi” relativement fort. Le rôle de la psychologie est donc d’éliminer les infantilismes et de renforcer ” le Moi” : donc la personne adulte.

En analyse, chacun est absolument libre de dire tout ce qui lui passe par la tête.. Par conséquent , telle personne va commencer par tous les souvenirs d’enfance conscients qui se présentent. Et cela pour plusieurs raisons : soit parce que cela lui vient à l’esprit, soit parce qu’elle cherche avant tout un ” bouc émissaire” auquel elle puisse endosser tous ses maux. Elle considère que c’est uniquement sa situation passée qui l’a mise dans son état actuel,mais elle ne se demande pas pourquoi à l’âge adulte elle a continué à souffrir de névrose , alors que les causes premières ont disparu.

De toutes façons, le ” raclage” des souvenirs d’enfance reculés est parfois indispensable. Mais qu’est ce qui compte chez une personne atteinte de névrose ? C’est évidemment sa souffrance actuelle, ses symptômes actuels, la façon dont elle réagit actuellement  dans la vie, son inadaptation sociale actuelle…..Mais d’un autre coté ce qu’elle a est actuellement dépend de ce qu’elle a été été pendant son enfance et son adolescence..

En début d’analyse, il s’agit de faire la synthèse de ce que la personne possède (mentalement). Quelle est la force de son “Moi”, quelles sont ses défenses caractérielles? Quelle est l’essence de sa névrose ?  a quoi sert sa névrose ? Quel est son degré d’angoisse ? Pourquoi a t-elle de l’angoisse ? Toutes ces questions sont évidemment primordiales… Peu à peu, à partir de sa situation actuelle, le patient va établir des ” connexions ” avec le passé..

En résumé, il faut examiner avant tout la situation et les souffrances actuelles de la personne, en fonction de l’enfance et de l’adolescence. Il ne faut jamais oublier qu’une vie humaine forme une totalité et que tout ce qui se passa dans notre vie s’inscrit en nous à tout jamais. Une étude a montré que certaines personnes ne consultent pas, justement, par peur de faire remonter tout ce qu’elles ont de douloureux et d’enfoui, et q’elles espèrent maintenir fermement sous un couvercle tant elles ne veulent pas s’y confronter.Pour d’autres,elles arrivent à « tenir » toute leur vie sans problème apparent.Une autre catégorie de personnes tiennent avec parfois des « remontées »de traumatismes anciens mais sans conséquences essentielles, et enfin la dernière catégorie décompensent un jour à l’occasion d’un « rappel » auquel elles ne peuvent se soustraire  et sont obligées de consulter.

 

 

regards

 

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CONNAISSANCE DE SOI

Posté par sylvie le 21 octobre 2016

Apprendre à mieux vous connaître, c’est apprendre à considérer toutes les facettes de votre personnalité dans le but de choisir les meilleures options possibles.

La connaissance de soi c’est aussi aller vers une meilleure compréhension de soi. Elle peut vous aider à comprendre davantage ce qui vous motive, pourquoi vous agissez de telle ou telle manière. La connaissance de soi vous permet de donner une direction plus précise à votre vie, vous connaître , c’est savoir ce que sont :

 

LES CROYANCES : ce sont les idées auxquelles vous croyez, vos convictions. Elles sont à la base de vos comportements, elles sont apprises.

 

LES VALEURS : c’est ce qui est important dans votre vie. Elles donnent un sens à ce qui est fait . Elles proviennent de vos croyances les plus fondamentales et elles sont aussi apprises.

 

LES BESOINS : ce sont des exigences. Les besoins peuvent être nécessaires,utiles ou superficiels. Ils s’expriment la plupart du temps lorsqu’un manque est resenti. Ils peuvent être appris, innés, constants ou momentanés.

 

LES RESSOURCES! ce sont les forces personnelles de l’esprit, du caractère qui vous permettent d’agir en utilisant tout votre potentiel ( ex bon jugement, force physique etc)

 

LES LIMITES : ce sont les frontières à intérieur desquelles vous êtes capable de fonctionner, frontières que les possibilités physiques ou intellectuelles ne peuvent dépasser.

 

HABILETE : ce sont vos attitudes, vos capacités à faire quelque chose, être habile de vos mains s, calcul etc)

 

SENTIMENTS : ce sont des états affectifs assez stables et durables.

REGARD2

COMPORTEMENT : ce sont des manières d’être et de se conduire qui sont visibles ( ce que vous faites, parler , compter, reparer, diriger etc..)

 

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LA LIBERTE

Posté par sylvie le 13 décembre 2015

LA LIBERTE C’EST FAIRE CE QUI NOUS PLAIT?

Bien sur que non : il plaît à l’alcoolique de boire, au sadique de torturer, deux exemples d’aliénation humaine … Très souvent , au contraire , être libre, c’est précisément faire ce qui ne nous plaît pas, on est plus libre à dire une vérité qui nous déplaît  plutôt que le mensonge   qui nous plaît..

ETRE LIBRE,C’EST FAIRE CE QU’ON VEUT?

Qu’est ce que la volonté? Elle n’est pas plus claire que la liberté(on remplace un problème par un autre) , en outre la volonté renvoie à la liberté et on tombe dans un cercle vicieux( on est libre parce qu’on veut quelque chose et on veut quelque chose parce qu’on est libre).

LA LIBERTE DES UNS S’ARRÊTE LA OU COMMENCE CELLE DES AUTRES;

c’est une formule simpliste,seule une propriété matérielle peut s’arrêter là ou commence celle de l’autre.. La liberté est une valeur, or une valeur n’est pas divisible! la liberté est analogue à l’amour d’une mère. Le monde des valeurs , à la différence de celui des marchandises n’est pas celui de la concurrence, c’est celui de la solidarité: ma liberté de penser n’est pas limitée par celle de l’autre..

ON NE PEUT PAS SE PASSER D’UN MAITRE

oui mais quel maître ? Bach est un maître, Hitler aussi! il y’a des maîtres dont on se passerait bien ! On commence tous par être des enfants mais certains restent mineurs toute leur vie ( il est plus facile de ne pas penser que de penser, plus facile de ne rien dire que de dire… )  Qu’est ce qu’un maître ? Le maître de Wagner ,c’était Beethoven, le maître de Platon c’était Socrate, le maître de la télévision c’est le gouvernement … (dans les pays démocratiques bien sur)

L’INDÉPENDANCE EST LE PLUS HAUT DEGRE DE LA LIBERTE

L’indépendance, comme l’émancipation, est une condition nécessaire, mais non suffisante de la liberté. Un enfant mineur qui s’affranchit n’est pas libre pour autant, il s’est seulement libéré d’une dépendance.  Pour être libre, il ne suffit pas de sortir d’une prison, encore faut-il savoir ce qu’on va faire en dehors de la prison ..

En résumé : si être libre c’est être capable de se poser des objectifs et de les atteindre, alors être libre c’est pouvoir répondre de ses actes, bref être responsable.. En ce sens, la liberté est la condition même de la responsabilité morale et juridique d’un individu. La liberté n’est pas l’absence d’obstacle, mais la possibilité de s’y confronter.

BALADE AU BORD DE L EAU

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LA PSYCHOLOGIE

Posté par sylvie le 19 septembre 2015

LA PSYCHOLOGIE

selon les auteurs, le terme de  » psychologie » daterait du XVIe siècle ….  La psychologie a longtemps été envisagée comme la science de la vie    mentale, de ses phénomènes et de ses conditions ».
Aujourd’hui la psychologie s’élève au rang de science des  » conduites »…Cela signifie qu’elle s’intéresse en particulier au comportement de l’homme, à son action, sur  son entourage, aux    relations, aux influences pouvant s’établir entre l’organisme et le milieu, au rôle des processus physiologiques conscients ou inconscients sur le corps.
La psychologie fut d’abord très liée au courant philosophique qui s’attachait à l’âme. Mais depuis la moitié du XIXe siècle, elle a pris ses distances pour endosser le manteau scientifique. Dès    lors, elle multiplie ses recherches sur l’être humain. Elle pose le verre  grossissant aussi bien sur ses caractères généraux que sur ses différences.
Nous avons souvent du psychologue l’image d’une  personne qui, tantôt mesure notre degré d’intelligence, tantôt analyse nos rêves,ou bien nous vient en aide lorsque nous rencontrons des    difficultés scolaires,sociales, professionnelles,familiales, conjugales ou encore mettant au jour notre personnalité comportementale.. La psychologie c’est un peu tout cela à la fois.. Elle    n’obéit donc pas à une méthode unique. Sur la grande voie de la psychologie il existe des chemins de traverse. Un même fait analysé par un clinicien ou par un partisan du comportementalisme ne    sera pas éclairé sous un jour identique.
La psychologie est donc un terme qu’il convient d’envisager au pluriel puisqu’il recouvre des aspects aussi variés que le béhaviorisme, le gestaltisme.
LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE
La psychologie clinique naît d’une réaction contre les méthodes expérimentales. Elle pose un doigt accusateur sur les expériences menées en laboratoire qu’elle estime    artificielle…
La psychologie clinique a une origine philosophique et médicale.. Le psychologue clinicien soumet son patient à un examen approfondi afin de le connaître le mieux possible. Ses méthodes      d’investigation sont diverses… Cela va de l’interview aux dossiers biographiques en passant par les questionnaires ou les tests de performance comme de mesure intellectuelle ou    encore de personnalité…Il établit ensuite la  » synthèse clinique »..Elle repose sur le littéraire,qui, très schématiquement, emprunte deux directions..
LA PYSCHOLOGIE GENETIQUE :
Elle voit le jour au coeur d’un début sur les fondements de la raison humaine, entre les partisans de l’inné ( caractères de naissance liés au patrimoine génétique) , et ceux de l’acquis ( venant    du savoir, de l’expérience, de l’évènement.)
Deux maîtres de la psychologie génétique s’imposent en même temps qu’ils s’affrontent : Piaget et Wallon.. Pour Piaget, l’enfant progresse par stades successifs qui marquent le passage à une    forme plus évoluée de la pensée. Très schématiquement,le développement de l’enfant est continu. Il chemine sur une route toute tracée et les stades seraient comme des carrefours qu’il doit    traverser.. Au contraire, Wallon voit le développement de l’enfant discontinu, marqué de  » crises », de  » conflits » ..

REGARD2

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ABECEDAIRE DE QUELQUES NOTIONS FONDAMENTALES

Posté par sylvie le 5 septembre 2015


ABECEDAIRE DE QUELQUES NOTIONS FONDAMENTALES
  •  » Hier je me suis mis en colère contre le garagiste »…. ,  » J’ai une boule dans la gorge,je ne vais jamais arriver à parler » ..  , » Catherine s’est    effondrée en sanglots à cause de son ami  » …. Toutes ces phrases évoquent la vie affective, mais parlent-elles de la même chose ?  Toutes ces personnes vivent des états émotionnels. La    nature de leur ressenti est – elle identique ?  Peut -on confondre sensation, émotion et sentiment ?  Qu’est ce qu’une humeur? Et un tempérament ?

     

    SENSATION : 

    Une sensation est l’information procurée par les organes des sens. Elle dure tant que dure la stimulation. Elle n’est pas    nécessairement consciente.

     

    Combien avons nous de sens ?    Cinq répondent avec affirmation les bons élèves…. Six , ajoutent    quelques autres qui en général font référence à l’intuition, ce fameux sixième sens…

     

    En réalité, nous en avons bien davantage. Mais à moins d’avoir suivi des études de physiologie, nul ne nous en a jamais    parlé! c’est loin d’être anodin.

     

    Nous avons appris l’audition, le goût, l’olfaction, le toucher, la vision. Ces cinq sens appris à l’école nous renseignent    sur ce qui à l’extérieur de nous, ils sont les instruments de l’extéroception.

     

    L’interoception, la sensibilité aux stimuli internes,est fréquemment passée sous silence. Le message délivré aux enfants    est clair.  » ce qui est à l’intérieur de toi n’existe pas ou n’a pas de valeur, concentre toi sur l’extérieur ».. Même aujourd’hui, alors que le programme officiel de l’école primaire stipule que    l’élève dès la maternelle doit apprendre à  » identifier ses sensations et ses émotions », rares sont les moments en classe consacrés à se mettre en cercle pour qu’enfants et professeur mettent des    mots sur leur vécu. Perso, j’aurai tant eu besoin que le professeur nomme ce qui se passait en moi quand il m’appelait au tableau.. J’aurai aimé savoir que le noeud à l’estomac, la gorge sèche,    les mains moites, étaient des réactions naturelles et normales de mon organisme, que mon corps était ainsi en train de se préparer à parler devant toute la classe? Je me croyais seule à ressentir    cela.J’etais différente, moins bien.. Non préparée, je ne savais accueillir ces sensations. Paniquée je tentais de faire taire mon corps, ne réussissant qu’à trembler, bafouiller et oublier mes    leçons…

     

    Les sensations de noeud à l’estomac, de tremblement, de fourmis et autres picotements, de détente ou de tension    appartiennent au registre de l’intéroception. L’extéroception nous renseigne sur ce qui est à l’extérieur du corps. L’intéroception nous renseigne sur ce qui est à l’intérieur au corps.. Elle    englobe la kinesthésie (sensations de mouvement), les diverses somesthésies ( sensations corporelles) liées aux récepteurs musculaires abdominaux, respiratoires et    cardiovasculaires.

     

    La sensibilité proprioceptive nous informe sur la position et le mouvement des muscles et des    articulations.

     

    Le sens vestibulaire nous renseigne sur notre équilibre. Il est particulièrement sollicité sur les manèges et autres space    mountains.

     

    Nos sensations internes nous renseignent sur nos émotions…

     

    Une émotion est une réponse physiologique à une stimulation…Les émotions font partie de notre équipement de survie. Leur fonction biologique    est double :

     

                      -  Produire une réaction spécifique    à la situation déclencheur

                      – Réguler l’état interne de l’organisme    pour maintenir son intégrité.

     

    Nombre de personnes mettent d’emblée l’angoisse dans la colonne émotion. Il est vrai que l’angoisse est assortie de nombreuses sensations    physiques, c’est un ressenti qui paraît physiologique…En fait, ce n’est pas une émotion, c’est un mélange d’émotions ( peur et colère, peur et tristesse, peur sur conflit colère/tristesse    …)ce qui en fait un sentiment parasite..

     

    Une émotion dure quelques minutes au plus et se déploie en trois temps: charge, tension, décharge…L’émotion guide l’organisme  vers une    réaction adaptée à l’environnement.   La décharge est la phase d’expression qui permet au corps de revenir à son équilibre de base…

     

    Nous aimerions éviter la souffrance, faire taire ces émotions qui expriment nos blessures … Comme si nous pouvions éviter les déchirures de la    vie. Nous sommes tentés de croire que nos émotions sont des erreurs de la nature à rectifier par un contrôle sévère . La nature nous a pourtant dotés d’un système émotionnel pour notre plus grand    bien..  Le système émotionnel dont notre cerveau est doté est utile! nos émotions sont à notre service.

     

    SENTIMENT

     

    Un sentiment est un état affectif complexe.combinaison d’éléments émotifs et imaginatifs, plus ou moins clair, stable..  Le sentiment    s’étaye sur une émotion ou se constitue     à partir d’un mélange d’émotions: le sentiment de culpabilité,par exemple, est fait de peur et de colère retournée contre soi ..    L’émotion est une information transmise par le corps. Le sentiment est une construction, une élaboration  de notre lien à autrui, une orientation psychique.. Il est interne, privé et n’est    pas accompagné de modifications physiologiques importantes..

     

    Il peut durer toute une vie, comme un sentiment d’amour ou de haine .. En général, exprimer un sentiment le renforce. Pour se libérer d’une    émotion désagréable, à condition qu’elle soit authentique, il suffit de l’exprimer.. Pour se libérer d’un sentiment douloureux, il est nécessaire de démêler les noeuds émotionnels..  » j’ai peur    de parler devant vous, j’ai les mains moites ,une boule dans la gorge » ….  C’est une émotion , une réaction physiologique de trac  appropriée devant un public…   ‘ » Je    suis angoissée , dit souvent cette personne à son mari ,qui part sur les routes «   c’est un complexe d’émotions, un sentiment qui recouvre ses émotions véritable, l’exprimant, elle    l’entretient et s’y enferme …

     

    HUMEUR

     

    Une humeur est un état passager, une ambiance affective qui colore le vécu. Elle dure de quelques heures à une journée. Elle peut s’installer    progressivement ou changer brusquement.

    Elle est en général le résultat d’une émotion non exprimée. Elle peut naître à la suite d’un rêve, d’une association inconsciente, d’un conflit    entre plusieurs émotions. Nos rêves mettent en image des émotions que nous avons du mal à nous avouer.. Ils nous révèlent des conflits internes dont nous resterions volontiers inconsconcients. Le    rêve est parfois si crypté que sa signification nous échappe, mais l’humeur qui en découle trahit nos sentiments.

     

    L »humeur peut aussi être liée à un processus physiologique sans lien avec une émotion. Hormone et humeur ont la même racine.

     

    TËMPERAMENT

     

    Un tempérament est une habitude émotionnelle apprise dans l’enfance. Il peut marquer la personne toute une vie. Convaincus de la véracité de nos    croyances sur nous mêmes ( je suis colérique, timide …) nous les entretenons par nos réactions stéréotypées.

     

    Non votre tempérament n’est pas votre  identité!  vous pouvez en changer s’il est inconfortable..  Bien sur il y’a des seuils de    sensibilité différents, notre histoire joue un grand rôle dans la construction de notre sentiment d’identité.. De plus,il faut se rappeler que notre cerveau est malléable, nous disposons d’une    plus grande liberté que nous le croyons..

     

    Si l’ensemble des spécialistes actuels s’accordent à peu près sur les définitions, chacun opère son propre classement, tant il est difficile de    mettre l’expérience humaine en lignes et  colonnes. Certains ne verront que quatre émotions dites  » de base » : la peur, la colère, la tristesse et la joie.  Quelques psy incluront    l’amour. Les neurophysiologistes ajouteront la surprise. Au psychothérapeute sont exprimées des émotions qu’on n’ose pas dire ailleurs.. Le psychothérapeute, témoin du réflexe de vomissement de    la personne qu’il accompagne, classera le dégoût au rang des émotions…

     

    C’est dire si tout ce travail de clarification est encore en évolution, en construction

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CONNAISSANCE DE SOI

Posté par sylvie le 18 août 2015

Apprendre à mieux vous connaître, c’est apprendre à considérer toutes les facettes de votre personnalité dans le but de choisir les meilleures      options possibles.

 

La connaissance de soi c’est aussi aller vers une meilleure compréhension de soi. Elle peut vous aider à comprendre davantage ce qui vous motive,      pourquoi vous agissez de telle ou telle manière. La connaissance de soi vous permet de donner une direction plus précise à votre vie, vous connaître , c’est savoir ce que sont :

 

LES CROYANCES : ce sont les idées auxquelles vous croyez, vos convictions. Elles sont à la base de vos comportements, elles sont apprises.

 

LES VALEURS : c’est ce qui est important dans votre vie. Elles donnent un sens à ce qui est fait . Elles proviennent de vos croyances les plus      fondamentales et elles sont aussi apprises.

 

LES BESOINS : ce sont des exigences. Les besoins peuvent être nécessaires,utiles ou superficiels. Ils s’expriment la plupart du temps lorsqu’un      manque est resenti. Ils peuvent être appris, innés, constants ou momentanés.

 

LES RESSOURCES! ce sont les forces personnelles de l’esprit, du caractère qui vous permettent d’agir en utilisant tout votre potentiel ( ex bon      jugement, force physique etc)

 

LES LIMITES : ce sont les frontières à intérieur desquelles vous êtes capable de fonctionner, frontières que les possibilités physiques ou      intellectuelles ne peuvent dépasser.

 

HABILETE : ce sont vos attitudes, vos capacités à faire quelque chose, être habile de vos mains s, calcul etc)

 

SENTIMENTS : ce sont des états affectifs assez stables et durables.

 

COMPORTEMENT : ce sont des manières d’être et de se conduire qui sont visibles ( ce que vous faites, parler , compter, reparer, diriger      etc..)

FACE A LA MER3

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TIMIDITE ET HYPEREMOTIVITE

Posté par sylvie le 10 août 2015

L’émotivité est une propriété fondamentale et normale de tout être humain. Elle lui permet de réagir à toutes les excitations externes ou internes. Toutes ces excitations peuvent être appelées  » circonstances »..

 

L’émotivité est une réaction élémentaire, déclenchée par des modifications brusques et immédiates. L ‘émotivité se traduit par des réactions étendues: psychologiques, physiologiques, neurologiques, musculaires et  et expressives.  On peut distinguer  quatre modes de réactions principaux : le plaisir, la tristesse, la colère, la peur.

 

Il va de soi que l’hyperémotivité apparaît lorsque la réaction  » dépasse la frontière » … La réaction est alors disproportionnée à la circonstance ( exemple : telle personne qui tremble à la vue d’une araignée…)

 

L’hyperémotivité est donc :

 

- une réponse trop intense à la circonstance,

-une réponse trop longue à la circonstance,

-Une réponse trop en surface : il ya discordance entre le sentiment ( sans effet profond) et la réaction qui dépasse la mesure (exemple :crise de nerfs)…

 

Toutes les réactions de l’hyperémotivité sont excessives :

- rires ou pleurs exagérés et entrecoupés,

- rougeurs et pâleurs,

-forte sudation,

- spasmes de la face,

- spasmes coliques,

- fort papillotement des paupières….

 

Mais si l’homme naît avec son émotivité, l’hyperémotivité peut, également, exister dès la naissance. C’est l’être humain à à constitution émotives… De plus, l’hyperémotivité peut s’installer à la suite de grands chocs… 

Certaines hyperémotivité  se traduisent par :

 

L’IMPULSIVITÉ :

 

 

L’impulsivité est une sorte de besoin irrésistible, poussant le sujet à un acte irraisonné : d’où son caractère dangereux et parfois brutal.

Cette impulsion peut se produire à la suite d’une poussée intérieure sans qu’une cause extérieure intervienne : c’est alors la satisfaction d’un instinct, d’un désir ou d’un besoin. Mais elle se déclenche aussi par cause extérieure , alors la riposte est trop immédiate, et disproportionnée à la cause.

 

TOUT TIMIDE EST-IL EMOTIF ? OU BIEN :TOUT EMOTIF EST  IL TIMIDE ?

 

La réponse est presque impossible à donner puisque les deux manifestations sont souvent intimement liées.

Or on identifie souvent timidité et hyperémotivité. Est ce à tort ou à raison ? On sait bien que ‘hyperémotif est esclave de ses réactions émotives… et que en même temps il est souvent  impulsif. De même le timide, pendant sa crise d’intimidation devient lui aussi l’esclave de ces mêmes réactions…

 

La timidité est souvent présentée comme un phénomène d’émotivité. D’après cela, tout émotif serait timide!  or si ‘on considère  l’émotivité, on ne peut pas y accrocher la timidité… D’après l’expérience, beaucoup d’émotifs ne sont nullement timide…et beaucoup de timides ne sont pas hypeermotifs..

 

D’où l’on peut conclure que : si la crise de timidité déclenche une hyperémotivité, cette hyperémotivité a des causes particulières, qu’il faut rechercher.

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L’ESTIME DE SOI

Posté par sylvie le 16 mars 2015

 
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    Il est intéressant de savoir    comment nous nous voyons au quotidien ….

    L’estime de soi peut se définir de bien des façons, elle consiste à s’aimer et se respecter soi même,à se mettre à la première place et à    répondre à ses propres besoins. Elle consiste à s’accorder la considération que l’on mérite, c’est à dire la plus haute. Il ne faut pas se contenter de s’aimer soi même, il faut se comporter vis    à vis  de soi avec amour en toutes circonstances.

    La façon la plus simple et la meilleure de concevoir l’estime de soi, c’est d’imaginer que l’on aime profondément quelqu’un,  que l’on    a toujours le plus vif plaisir à rencontrer cette personne et à lui parler, que l’on ne souhaite rien que de passer du temps avec elle , que l’on pense à elle avec tendresse et que l’on s’efforce    de tout faire pour lui complaire.. Cette personne bien aimée est la plus importante du monde à nos yeux, et nous cherchons à tout faire pour qu’elle le sache. A présent, mettez vous à la place de    cette personne et agissez exactement de la même façon vis à vis de vous même : voilà ce qu’est l’estime de soi.

    S’aimer, prendre soin de soi même, c’est exactement le contraire de ce que l’on nous a appris  à faire et à penser. On nous a appris à    estimer les autres, ou des éléments extérieurs à nous, on nous a appris à mesurer notre valeur personnelle d’après ce que nous possédons ou d’après la façon dont on nous aime.. C’est la    définition même du moi  faible : notre valeur dépend de facteurs extérieurs à nous mêmes, d’ éléments dont nous n’avons pas la maîtrise ..

    Les seules choses dont nous avons la maîtrise ce sont la façon dont nous nous percevons nous mêmes et nos actes découlant de ces sentiments.    Si nous décidons de nous nous aimer  et de nous traiter de façon attentionnée, si nous choisissons  de cultiver l’estime de nous même, alors nous sommes maîtres de nous .. Nous ne    risquons pas de perdre notre estime de nous mêmes …

    Le test suprême de notre estime de nous mêmes, c’est quand tout s’ effondre, quand ce monde de fous s’ écroule et que nous perdons toutes    les choses auxquelles nous accordions de la valeur. Si nous persistons à nous aimer et à savoir que nous sommes aimés, c’est que nous possédons l’estime de nous mêmes.

    REGARD2

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LA PSYCHOLOGIE

Posté par sylvie le 6 mars 2015

De retour après quelques semaines d’absence …..Et un peu plus en forme ..

LA PSYCHOLOGIE

Selon les auteurs, le terme de  » psychologie » daterait du XVIe siècle ….  La psychologie a longtemps été envisagée comme la science de la vie    mentale, de ses phénomènes et de ses conditions ».   Aujourd’hui la psychologie s’élève au rang de science des  » conduites »…Cela signifie qu’elle s’intéresse en particulier au comportement de l’homme, à son action, sur  son entourage, aux    relations, aux influences pouvant s’établir entre l’organisme et le milieu, au rôle des processus physiologiques conscients ou inconscients sur le corps.

La   psychologie fut d’abord très liée au courant philosophique qui s’attachait à l’âme. Mais depuis la moitié du XIXe siècle, elle a pris ses distances pour endosser le manteau scientifique. Dès    lors, elle multiplie ses recherches sur l’être humain. Elle pose le verre  grossissant aussi bien sur ses caractères généraux que sur ses différences.
N ous avons souvent du psychologue l’image d’une  personne qui, tantôt mesure notre degré d’intelligence, tantôt analyse nos rêves,ou bien nous vient en aide lorsque nous rencontrons des    difficultés scolaires,sociales, professionnelles,familiales, conjugales ou encore mettant au jour notre personnalité comportementale.. La psychologie c’est un peu tout cela à la fois.. Elle    n’obéit donc pas à une méthode unique. Sur la grande voie de la psychologie il existe des chemins de traverse. Un même fait analysé par un clinicien ou par un partisan du comportementalisme ne    sera pas éclairé sous un jour identique.
La   psychologie est donc un terme qu’il convient d’envisager au pluriel puisqu’il recouvre des aspects aussi variés que le béhaviorisme, le gestaltisme.
LA  PSYCHOLOGIE CLINIQUE:
La   psychologie clinique naît d’une réaction contre les méthodes expérimentales. Elle pose un doigt accusateur sur les expériences menées en laboratoire qu’elle estime    artificielle…
La  psychologie clinique a une origine philosophique et médicale.. Le psychologue clinicien soumet son patient à un examen approfondi afin de le connaître le mieux possible. Ses méthodes      d’investigation sont diverses… Cela va de l’interview aux dossiers biographiques en passant par les questionnaires ou les tests de performance comme de mesure intellectuelle ou    encore de personnalité…Il établit ensuite la  » synthèse clinique »..Elle repose sur le littéraire,qui, très schématiquement, emprunte deux directions..
LA PYSCHOLOGIE GENETIQUE :
Elle voit le jour au coeur d’un début sur les fondements de la raison humaine, entre les partisans de l’inné ( caractères de naissance liés au patrimoine génétique) , et ceux de l’acquis ( venant    du savoir, de l’expérience, de l’évènement.)   Deux maîtres de la psychologie génétique s’imposent en même temps qu’ils s’affrontent : Piaget et Wallon.. Pour Piaget, l’enfant progresse par stades successifs qui marquent le passage à une    forme plus évoluée de la pensée. Très schématiquement,le développement de l’enfant est continu. Il chemine sur une route toute tracée et les stades seraient comme des carrefours qu’il doit    traverser.. Au contraire, Wallon voit le développement de l’enfant discontinu, marqué de  » crises », de  » conflits »

 

lever du soleil à la plage

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